
Des éléments révélés le 19 mai par Le Canard enchaîné relancent les interrogations autour de possibles liens entre le principal suspect du meurtre de Djamel Bendjaballah et les services français de renseignement intérieur.
Jérôme Décofour, mis en cause pour avoir mortellement percuté Djamel Bendjaballah près de Dunkerque en août 2024 après lui avoir adressé des insultes racistes, affirme dans un courrier récupéré par la justice et cité par le journal, avoir travaillé par le passé pour les services de sécurité intérieure afin d’infiltrer des groupuscules d’extrême droite violents.
"Mort écrasé"
Le journal rapporte également que plusieurs appels provenant du commissariat de Lille auraient été enregistrés sur le téléphone du suspect dans les minutes ayant suivi les faits, alors qu’il venait de se présenter à la police.
L’affaire suscite des critiques de la part des proches de la victime et de certains observateurs, qui dénoncent l’absence, à ce stade, de qualification raciste retenue dans l’enquête ainsi que le manque d’investigations concernant les armes retrouvées au domicile du suspect.
La piste d'un crime de jalousie avait d'abord été évoquée jusqu'à ce que la police découvre dans sa voiture une machette, des munitions et un écusson de la Brigade française patriote.











