
Le directeur de l’Université des Nations unies pour l’eau, l’Environnement et la Santé, Madani, se référant à un rapport publié le mardi 20 janvier, souligne que la gravité des menaces liées aux besoins mondiaux en eau douce et à leur insuffisance ne cesse de s’intensifier.
Les chercheurs soulignent que la consommation effrénée de l’eau à l’échelle mondiale, comparée à un processus de faillite de banques où l’argent est thésaurisé en masse, est devenue structurelle dans de nombreuses régions du monde.
Ils indiquent qu’environ 35 % des zones humides de la planète ont été totalement détruites au cours du dernier demi-siècle et que la moitié des grands lacs existants dans le monde voient leur superficie se réduire depuis le début des années 1990. Il est également précisé que les eaux souterraines, essentielles au maintien de l’équilibre planétaire, couvrent 50 % des besoins en eau domestique et près de 40 % des besoins en eau d’irrigation agricole.
Il est également souligné que les efforts de la société en matière de protection et d’augmentation des ressources en eau tendent à s’affaiblir progressivement. Il est observé que le concept de recyclage et de réutilisation de l’eau engendre une forme de lassitude au sein des sociétés et que, partiellement, l’importance de cette problématique est reléguée au second plan.
Or, le traitement et la réutilisation de l’eau progressent à un rythme particulièrement lent et contraignant au regard des besoins globaux, et atteindre un niveau capable de répondre à la demande nécessite, à ce stade, un laps de temps considérable. Il convient en outre de garder à l’esprit les effets négatifs du réchauffement climatique sur la diminution des volumes d’eau disponibles pour l’usage humain.
La fonte accélérée des glaciers, tout en augmentant temporairement le débit des rivières, pourrait à terme conduire à l’effondrement et à la disparition des masses glaciaires mondiales; il est souligné que cette situation est susceptible de constituer un risque extrêmement grave pour les réserves en eau et d’entraîner la disparition totale de toute possibilité de renouvellement de l’eau ainsi perdue.
À cet égard, il est possible de citer comme exemple concret les dolines apparues en Anatolie centrale en raison de l’utilisation incontrôlée des eaux souterraines. Il est également indiqué que cette situation pourrait provoquer, à l’échelle de la surface terrestre, un affaissement du sol pouvant dépasser 250 millimètres par an.
Ce phénomène, qui fragilise en particulier les infrastructures urbaines, serait susceptible d’affecter à l’échelle mondiale une superficie dépassant 6 millions de kilomètres carrés. Il est également avancé que, parmi ces zones, figurent des espaces urbains denses couvrant 231 000 kilomètres carrés, où vit près de 25 % de la population mondiale. Il est souligné avec insistance que l’utilisation imprudente et abusive de l’eau ne se limite pas à une simple pénurie hydrique, mais tend également à se transformer en un risque majeur susceptible de menacer les civilisations et les villes elles-mêmes.
Il est estimé qu’un point de départ approprié pourrait être assuré en évaluant correctement le problème dans sa propre dynamique, en redéfinissant de manière adéquate les besoins en eau et les domaines d’utilisation, et en mettant particulièrement l’accent, dans le secteur agricole, sur de nouveaux schémas et plans de cultures nécessitant une consommation minimale d’eau, ainsi que sur des politiques d’adaptation agricole.
Dans notre pays également, tant la Direction générale des travaux hydrauliques (DGIH) que les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, de l’Élevage et des Forêts abordent cette question avec le plus grand sérieux.
La Türkiye fait partie des rares pays au monde disposant de systèmes de gestion de l’eau de premier plan, et de très grands projets menés à l’échelle internationale dans ce domaine ont été couronnés de succès, à l’instar du projet GAP.
Toutefois, malgré l’ensemble de ces efforts, ceux-ci pourraient s’avérer insuffisants pour répondre aux besoins en eau d’usage, désormais parvenus à un niveau qui menace l’humanité et l’avenir de notre civilisation. Pour cette raison, il est considéré comme une nécessité que toutes les composantes de la société fassent preuve d’une sensibilité particulière et que chaque citoyen assume la responsabilité qui lui incombe en matière d’utilisation de l’eau et de protection des ressources hydriques.
À cet égard, l’Anatolien se distingue sur le continent et s’efforce, tant à titre individuel que par l’intermédiaire de nos organisations de la société civile à vocation sociale, telles que la Fondation Diyanet de Türkiye, le Croissant-Rouge, l’IHH et d’autres structures similaires, d’apporter un remède non seulement à nos propres besoins, mais aussi à ceux d’une population innocente et opprimée.
Il est essentiel que cette vertu humanitaire, inscrite dans le patrimoine génétique de notre civilisation, continue d’être préservée et qu’elle soit mise au service de la satisfaction d’un besoin aussi fondamental et sacré que l’accès à l’eau d’usage et à l’eau potable. Le fait de rendre cette sensibilité plus efficace et plus opérationnelle, grâce à des approches et des méthodes professionnelles, tant à l’intérieur du pays que dans les différentes régions du monde où nous nous efforçons d’apporter une contribution humanitaire, renforcera de manière significative la valeur et la pérennité de l’action menée.
L’appropriation, par chacun de nos concitoyens, de la conscience de l’importance cruciale de l’usage de l’eau et de ses modalités d’utilisation est considérée comme une responsabilité distincte et essentielle pour l’avenir de notre société et de notre civilisation.
Le nom et le logo BIST sont protégés sous le "Certificat de Marque Protégée" et ne peuvent être utilisés, cités ou modifiés sans autorisation.Tous les droits d'auteur des informations publiées sous le nom BIST appartiennent entièrement à BIST et ne peuvent être republiés. Les données de marché sont fournies par iDealdata Finansal Teknolojiler A.Ş. Les données des actions BIST sont retardées de 15 minutes.