L'Allemagne veut réformer en profondeur son système de prestations sociales

La rédaction avec
15:1227/01/2026, mardi
AFP
Le chancelier allemand Friedrich Merz s'exprime lors d'une conférence de presse. Les chefs d'État ont signé la déclaration de Hambourg lors du sommet de la mer du Nord, le 26 janvier 2026, à l'hôtel de ville de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne.
Crédit Photo : RONNY HARTMANN / AFP
Le chancelier allemand Friedrich Merz s'exprime lors d'une conférence de presse. Les chefs d'État ont signé la déclaration de Hambourg lors du sommet de la mer du Nord, le 26 janvier 2026, à l'hôtel de ville de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne.

L'Allemagne prévoit de moderniser et simplifier le fonctionnement de son Etat providence, en accord avec l'une des promesses phares de la coalition au pouvoir de "déburocratiser" son administration, selon un rapport dont l'AFP a obtenu copie mardi.

Les propositions d'une commission d'experts, chargée par la ministre du Travail Bärbel Bas de faire des propositions pour réformer les services sociaux, pourraient déboucher par une loi débattue par le Bundestag
"d'ici la fin de l'année prochaine"
, selon la ministre interrogée mardi par la chaîne publique ARD.
Il s'agit d'une
" grande réforme, qui rendra les choses plus simples, plus transparentes, plus numériques et plus rapides pour les citoyens"
, a-t-elle expliqué.

"Système unifié"

La ministre a en outre souligné qu'il n'y aurait aucune réduction des prestations sociales, dont le niveau
"doit être maintenu"
.
La commission souhaiterait fusionner le système actuel régissant les prestations sociales, jugé trop complexe, en un
"système unifié".

Pour les citoyens, les démarches auprès des administrations sociales seront plus simples et l'Etat pourrait réaliser des économies.

Concrètement, le futur système de revenu minimum garanti, l'ancien "Bürgergeld", devrait être fusionné avec l'allocation logement et la prime pour enfants en une seule aide.

Aujourd'hui, les citoyens doivent souvent faire plusieurs demandes auprès de différentes administrations, qui les renvoient parfois les unes vers les autres.

"Consensus"

Seules deux administrations géreront désormais les prestations, au lieu de quatre actuellement: l'une pour les actifs, l'autre pour les non-actifs.

La ministre de l'Economie Katherina Reiche a estimé mardi en marge d'un sommet sur l'énergie à Berlin que l'objectif affiché de fusion des services était un
"signe positif"
.
"Cela montre qu'il existe un consensus sur la nécessité de réformes"
, a-t-elle ajouté.
La mise en place de la plateforme numérique pourrait toutefois durer
"au-delà de la législature actuelle"
, a averti la ministre du Travail Bärbel Bas.

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