Crédit Photo : ONU Sénégal / X
Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et le ministre adjoint chargé de l’Énergie et du Développement durable au ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdulla Balalaa, lancent la réunion préparatoire à la Conférence ONU sur l’Eau 2026.
À l’approche de la Conférence ONU sur l’eau 2026, le Sénégal alerte sur l’urgence : milliards de personnes sans eau potable ni assainissement, appel à investir et coopérer.
À l’occasion de la réunion préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l’eau, qui se tiendra du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, les autorités sénégalaises ont réaffirmé l’importance de l’eau comme levier de paix, de coopération et de diplomatie, a déclaré lundi le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.
"Depuis 1975, nos pères fondateurs ont eu la vision de créer l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui est aujourd’hui un exemple mondial de coopération autour de l’eau, favorisant la paix et la prospérité plutôt que le conflit"
, a rappelé le ministre.
Selon Cheikh Tidiane Dièye, l’eau joue également un rôle essentiel dans les processus multilatéraux.
"Le Sénégal a toujours été un acteur majeur dans la promotion de cette ressource à l’échelle mondiale, utilisant l’eau comme un véritable outil de diplomatie"
, a-t-il ajouté lors de cette réunion préparatoire.
Dans ce même cadre, le compte officiel du Système des Nations unies au Sénégal a partagé les propos d’Aminata Maïga, Coordonnatrice résidente de l’ONU au Sénégal :
"En Afrique de l’Ouest et au Sahel, l’eau est un déterminant stratégique de stabilité."
Le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a également insisté sur la nécessité
"d’investir dans l’eau pour la stabilité et la dignité humaine"
, soulignant que cette ressource est au cœur du développement social et économique.
Pour le ministre, l’eau n’est pas seulement essentielle à l’agriculture et à l’élevage: elle constitue aussi un vecteur de coopération avec d’autres pays. Il a cité les exemples de l’OMVS et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), qui organisent l’exploitation de la ressource pour produire de l’énergie réinjectée dans des secteurs renforçant la compétitivité économique.
"Nous voulons montrer le rôle central de l’eau dans la prospérité des nations"
, a déclaré Cheikh Tidiane Dièye, précisant que le Sénégal mettra en avant ses bonnes pratiques de gestion de la ressource lors de cette conférence.
Le ministre a également plaidé pour une distinction entre les investissements dans l’eau et ceux consacrés à d’autres ressources.
"L’eau n’est pas un produit comme un autre. C’est une ressource stratégique et les investissements doivent être calibrés en conséquence"
, a-t-il insisté, précisant que, dans le cas de prêts, leur remboursement devrait être échelonné avec des taux d’intérêt très faibles, permettant aux pays bénéficiaires de soutenir leurs projets sans pression financière excessive.
À Dakar, le Président sénégalais a ouvert la réunion préparatoire à la Conférence ONU sur l’eau 2026, coparrainée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, rappelant l’urgence de la situation : 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable sûre et 3,5 milliards manquent d’assainissement adéquat.
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