
L’Iran a affirmé exercer un "contrôle total" sur les espaces terrestre, maritime et aérien du détroit d’Ormuz, sur fond de craintes d’une éventuelle frappe américaine contre Téhéran.
Selon Akbarzadeh, la gestion de ce passage stratégique dépasse désormais les méthodes classiques et repose sur des systèmes "intelligents", permettant une surveillance permanente des mouvements maritimes, de surface et sous-marins. Il a ajouté que Téhéran décide aussi quels navires, selon leur pavillon, sont autorisés à emprunter le détroit.
Akbarzadeh a enfin affirmé que l’Iran dispose de capacités supplémentaires qui seront révélées "au moment opportun".
Le détroit d’Ormuz, étroit passage reliant le golfe Persique au golfe d’Oman, est vital pour le commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il voit transiter environ un tiers du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde et près d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Chaque jour, près de 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers y passent, principalement à destination de l’Asie, notamment la Chine. Une part importante du pétrole iranien est exportée vers la Chine par cette route.
Environ 85 % du pétrole irakien transite par le détroit, tandis que l’Arabie saoudite représente 35 % des volumes transportés, suivie des Émirats arabes unis (20 %) et de l’Irak (27 %). Près de 20 % du commerce mondial de GNL emprunte également ce passage.
Les tensions entre Téhéran et Washington se sont intensifiées après des manifestations antigouvernementales en Iran, l’administration américaine affirmant que toutes les options, y compris militaires, restent envisageables.
Les responsables iraniens ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte "rapide et globale".









