
L’Assemblée nationale française a rejeté, mardi, deux motions de censure déposées respectivement par les groupes de gauche (hors Parti socialiste) et par le Rassemblement national (RN), après le recours à l’article 49.3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire adopter le budget de l’État pour 2026.
La motion présentée par la gauche a recueilli 267 voix, soit 22 de moins que les 289 nécessaires pour provoquer la chute du gouvernement. La seconde motion, déposée par le RN, n’a obtenu que 140 voix.
Le Premier ministre pourra alors engager une troisième et dernière fois la responsabilité de son gouvernement, s’exposant à de nouvelles motions de censure, afin de clore près de quatre mois de débats parlementaires sur le budget.
Remaniement
Le budget 2026 prévoit notamment une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une taxe sur les holdings patrimoniales ainsi qu’une contribution ciblant les petits colis.
Selon son entourage, Sébastien Lecornu envisage un remaniement gouvernemental une fois le budget définitivement adopté.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a déjà annoncé son départ du gouvernement avant les élections municipales de mars.











