
Une partie de l’opposition parlementaire a déposé vendredi une motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu, mettant sous pression l’exécutif dans le cadre du bras de fer politique autour de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le bloc sud-américain du MERCOSUR.
La cheffe des députés du parti d’opposition La France insoumise (LFI), Mathilde Panot, a annoncé sur le réseau social X, que son groupe avait déposé une motion de censure ce matin même contre le gouvernement Lecornu à l’Assemblée nationale.
Cette initiative intervient alors que le président Macron a officiellement annoncé jeudi que la France voterait contre la signature de l’accord entre l’UE et le MERCOSUR, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté alimentaire et à la protection des secteurs agricoles sensibles. Malgré ce rejet, l’accord pourrait être approuvé par une majorité qualifiée des États membres de l’UE lors du vote prévu à Bruxelles cette semaine.
Contexte de crise
La motion de censure doit être examinée par l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Pour être adoptée, elle nécessite une majorité absolue de 289 voix au sein des 577 députés. Historiquement, des motions déposées par LFI ou le RN ont précédemment échoué à atteindre ce seuil, même si elles ont souligné des tensions politiques persistantes autour des politiques gouvernementales.
Le contexte de cette crise parlementaire s’inscrit également dans une série de protestations sociales, notamment de la part d’agriculteurs opposés à l’accord UE-MERCOSUR, qui craignent une concurrence accrue de produits agricoles importés à bas coût. Ces mobilisations ont inclus des blocages routiers et des manifestations dans plusieurs régions, ajoutant à la pression politique sur le gouvernement.
Les partisans du texte, notamment l’Allemagne et l’Espagne, affirment qu’il stimulera les échanges et diversifiera les marchés, tandis que ses détracteurs s’inquiètent de son impact sur l’agriculture européenne et les normes environnementales.











