
Les délégations iranienne et américaine ont observé une pause lors du troisième cycle de négociations nucléaires indirectes à Genève. Les discussions doivent reprendre plus tard dans la journée de jeudi à l’ambassade d’Oman dans la ville suisse.
Les cortèges des deux délégations ont quitté les lieux vers 13h15 (heure locale), soit environ trois heures et demie après le début officiel de cette nouvelle session.
D’après la télévision d’État iranienne, les délégations doivent consulter leurs capitales respectives avant de reprendre les discussions, ce qui fait de ce cycle le plus long depuis la reprise de la diplomatie nucléaire le mois dernier. Malgré certaines "positions contradictoires" attribuées à la partie américaine dans les médias ces derniers jours, les discussions auraient progressé de manière satisfaisante jeudi, selon des sources iraniennes.
Ce troisième cycle a débuté à 10 heures (heure locale) dans un bâtiment de l’ambassade d’Oman à Genève, neuf jours après la précédente rencontre.
Comme lors des rounds précédents à Mascate puis à Genève, la délégation iranienne est conduite par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. La délégation américaine est dirigée par l’envoyé spécial Steve Witkoff et par Jared Kushner, gendre de l’ancien président Donald Trump.
Araghchi est accompagné notamment de son vice-ministre chargé des affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, ainsi que d’experts nucléaires, juridiques et économiques. À son arrivée mercredi soir, il s’est entretenu avec son homologue omanais pour évoquer le cadre des discussions et un projet de proposition iranien, marquant le lancement effectif de ce troisième cycle.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a également pris part au processus, cette fois en qualité d’observateur technique.
Selon les médias, les équipes iranienne et américaine ont mené jeudi des échanges successifs et des consultations avec le ministre omanais et Rafael Grossi. Le ministère omanais des Affaires étrangères a souligné que les deux parties avaient fait preuve d’une "ouverture sans précédent" à de nouvelles idées en vue de parvenir à un accord.









