
L’Iran a annoncé jeudi avoir transmis ses positions et propositions aux États-Unis par l’intermédiaire des médiateurs omanais, à l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations nucléaires indirectes à Genève.
Depuis la ville suisse, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé que ce troisième round avait débuté mercredi soir par une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères iranien et omanais. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, participera également aux discussions.
Comme lors des cycles précédents à Mascate et Genève, la délégation iranienne est dirigée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, accompagné notamment du vice-ministre chargé des affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, ainsi que d’experts nucléaires, juridiques et économiques. Côté américain, les négociations sont menées par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de l’ancien président Donald Trump.
Mercredi soir, Abbas Araghchi a rencontré son homologue omanais, Badr Al-Busaidi, pour discuter du cadre des négociations et du projet de proposition destiné aux États-Unis, marquant le lancement effectif de ce nouveau cycle. Selon l’agence officielle IRNA, ce projet a été transmis à la partie américaine via les médiateurs omanais et servira de "test pratique" pour évaluer le "sérieux des États-Unis", dans un contexte de tensions accrues.
D’après les médias iraniens, ce projet s’appuie sur les principes directeurs établis lors du cycle précédent. Jeudi matin, Steve Witkoff a également rencontré le ministre omanais pour échanger sur le projet iranien à Genève.









