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Cette situation est encore plus marquée chez les boursiers. Selon l’étude, 61 % d’entre eux disposent de moins de 200 euros par mois après le loyer, et 5 % commencent le mois à zéro ou à découvert.
Selon une enquête publiée mardi par La FAGE, (Fédération des Associations Générales Etudiantes) près d’un étudiant sur quatre dispose de moins de 100 euros par mois une fois son loyer acquitté. Le syndicat étudiant met en garde contre une précarité croissante, qui pèse directement sur la santé des étudiants et compromet leur réussite académique.
Réalisée en janvier et février auprès de 5 644 étudiants, l’étude révèle que le loyer moyen s’élève à 491 euros, atteignant jusqu’à 712 euros à Paris, soit environ la moitié du budget mensuel. Après cette dépense incontournable, 22,3 % des étudiants indiquent vivre avec moins de 100 euros par mois, tandis que 52,2 % disposent de moins de 200 euros.
Cette situation est encore plus marquée chez les boursiers. Selon l’étude, 61 % d’entre eux disposent de moins de 200 euros par mois après le loyer, et 5 % commencent le mois à zéro ou à découvert.
"Les logements coûtent trop cher et ne sont pas du tout adaptés aux réalités étudiantes"
, déplore auprès de l’AFP Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE.
Face à cette fragilité financière, de nombreux étudiants sont contraints de faire des choix difficiles.
"Beaucoup se voient contraints de 'faire des coupures énormes' sur l’alimentation ou la santé"
, souligne Suzanne Nijdam. Par ailleurs, un étudiant sur deux exerce un emploi salarié, un travail devenu
"concurrentiel avec les études".
"La qualité des études est remise en cause"
À ces difficultés s’ajoute la question du logement. Un étudiant sur trois vit en situation de mal-logement, confronté à des moisissures, des dégâts des eaux, la présence de nuisibles ou, plus rarement, des matériaux dangereux. Plus de quatre étudiants sur dix occupent en outre un logement mal isolé, et près d’un tiers ne disposent pas d’une connexion Internet stable.
Pour la FAGE, les conséquences sont claires.
"En plus de la santé physique et mentale, la qualité des études est remise en cause"
, insiste sa présidente, rappelant que
"la précarité, c’est vraiment le premier facteur de l’échec académique".
Afin d’y répondre, le syndicat plaide pour un plan global, combinant une augmentation massive des logements sociaux étudiants, un encadrement renforcé des loyers du parc privé, une réforme du calcul des bourses et un meilleur accompagnement social.
"L’idée, c’est d’avoir un changement systémique"
, conclut Suzanne Nijdam.
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