Les États-Unis qualifient le refus de l’Iran de discuter de son programme de missiles balistiques de "gros problème"

La rédaction avec
12:0826/02/2026, jeudi
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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio baisse les yeux alors qu'il s'adresse aux journalistes dans le hall des départs avant de retourner à Washington après avoir rencontré les dirigeants de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), à l'aéroport international Robert L. Bradshaw de Basseterre, à Saint-Kitts-et-Nevis, le 25 février 2026.
Crédit Photo : JONATHAN ERNST / POOL / AFP
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio baisse les yeux alors qu'il s'adresse aux journalistes dans le hall des départs avant de retourner à Washington après avoir rencontré les dirigeants de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), à l'aéroport international Robert L. Bradshaw de Basseterre, à Saint-Kitts-et-Nevis, le 25 février 2026.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a estimé mercredi que le refus de l’Iran d’aborder la question de son programme de missiles balistiques constituait "un problème majeur".

S’exprimant devant la presse à Saint-Kitts, en marge d’une réunion des dirigeants de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), il a souligné que Téhéran refusait catégoriquement de discuter de ses missiles balistiques, que ce soit avec Washington ou avec d’autres interlocuteurs.

Rubio a également affirmé que l’Iran représentait depuis longtemps une menace significative pour les États-Unis. Il a déclaré que, bien que le programme nucléaire iranien ait été affaibli par le passé, Téhéran chercherait encore à en reconstituer certains éléments.

Selon lui, l’Iran n’enrichit pas actuellement d’uranium, mais tenterait d’atteindre les capacités nécessaires pour pouvoir le faire à terme.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs mis en avant l’arsenal conventionnel iranien, évoquant un important stock de missiles balistiques, notamment à courte portée, susceptibles de viser les forces américaines, leurs bases régionales et leurs partenaires, en particulier aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn. Il a aussi mentionné les capacités navales de l’Iran, qu’il juge menaçantes pour le transport maritime et pour les intérêts militaires américains.

Marco Rubio a indiqué que les prochains pourparlers se concentreraient principalement sur le dossier nucléaire iranien, reflétant la volonté de l’administration de privilégier la voie diplomatique, tout en reconnaissant l’ampleur des désaccords persistants.

Ces déclarations interviennent dans un climat de tensions accrues entre Washington et Téhéran, marqué par les différends autour du programme de missiles balistiques et des ambitions nucléaires iraniennes, ainsi que par la reprise de discussions indirectes à Genève.

Les États-Unis cherchent à obtenir des restrictions simultanées sur les missiles et sur l’enrichissement nucléaire, une exigence que l’Iran rejette jusqu’à présent.


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