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Le président américain Donald Trump prononce le premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat devant une session conjointe du Congrès dans la Chambre des représentants du Capitole à Washington, DC, le 24 février 2026.
Le président américain Donald Trump a défendu mardi son bilan économique, sa politique commerciale et son approche sécuritaire lors de son discours sur l’état de l’Union 2026 devant le Congrès réuni en session conjointe, tout en abordant les tensions avec l’Iran.
À l’approche des élections de mi-mandat, le chef de l’État a affirmé avoir fait entrer les États-Unis dans un nouvel
, évoquant un
"redressement historique"
de l’économie américaine.
Il a attribué cette dynamique à sa politique tarifaire, affirmant que les droits de douane ont généré
"des centaines de milliards de dollars"
et permis de conclure des accords favorables aux États-Unis, tant sur le plan économique que sécuritaire. Il a notamment cité les performances des marchés financiers, évoquant un Dow Jones ayant franchi les 50.000 points et un S&P 500 atteignant les 7.000 points.
Le président s’est toutefois heurté à un revers judiciaire la semaine dernière, la Cour suprême ayant jugé illégaux certains droits de douane imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act.
Qualifiant cette décision de
, Donald Trump a assuré qu’il recourrait à d’autres bases juridiques pour maintenir sa stratégie commerciale. Il a signé un décret instaurant un tarif de 10 %, depuis relevé à 15 %,
"en plus des droits déjà en vigueur"
, et annoncé
l’ouverture d’enquêtes au titre des sections 301 et 122 du Trade Act de 1974, qui permettent d’imposer des droits de douane dans certains cas de pratiques commerciales jugées déloyales ou de déséquilibres graves de la balance des paiements.
Malgré ces annonces, le président fait face à des résistances au sein même du Parti républicain, certains élus exprimant des réserves sur sa politique tarifaire.
Sur le plan international, Donald Trump a également évoqué le dossier iranien, affirmant privilégier une solution diplomatique tout en excluant catégoriquement que Téhéran puisse accéder à l’arme nucléaire.
"Nous sommes en négociation avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas entendu ces mots : 'Nous n’aurons jamais d’arme nucléaire'"
, a-t-il déclaré.
"Ma préférence est de résoudre ce problème par la diplomatie. Mais une chose est certaine : je ne laisserai jamais le principal sponsor du terrorisme au monde se doter de l’arme nucléaire"
, a-t-il ajouté.
Le président américain a par ailleurs affirmé que l’Iran développait des missiles de longue portée susceptibles d’atteindre les États-Unis, après avoir déjà mis au point des engins capables de menacer l’Europe et les bases américaines à l’étranger.
Négociations toujours en cours
Un troisième cycle de négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis doit se tenir jeudi à Genève sous médiation omanaise. Plus tôt mardi, le secrétaire d’État Marco Rubio a présenté un briefing à huis clos à des parlementaires américains sur la situation iranienne, alors que le président envisagerait d’éventuelles frappes contre le pays.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que Téhéran reprendrait les discussions à Genève
"avec la détermination de parvenir à un accord juste et équitable dans les plus brefs délais".
Au cours de son discours, Donald Trump a également vivement critiqué les élus démocrates, leur reprochant de ne pas s’être levés pour l’applaudir, estimant que
"le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, et non les immigrés illégaux".
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