
Le géant néerlandais de la technologie ASML a annoncé mercredi un bond de son bénéfice net en 2025 ainsi qu’une forte hausse de ses commandes au quatrième trimestre, faisant progresser son action en Bourse malgré l’annonce quasi simultanée de la suppression de près de 1.700 emplois.
Ses commandes nettes du quatrième trimestre, l’indicateur le plus scruté par les investisseurs, se sont envolées à 13,2 milliards d’euros, contre 5,4 milliards d’euros au cours des trois derniers mois de 2024. Pour le seul quatrième trimestre 2025, le chiffre d’affaires a atteint 9,7 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette prévue par le groupe (entre 9,2 et 9,8 milliards d’euros), tandis que le bénéfice net s’est établi à 2,8 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros au trimestre précédent.
À la Bourse d’Amsterdam, le titre ASML progressait de 7,13 %, dans un indice AEX en hausse de 1,13 %. Dans le même temps, le groupe a annoncé dans un communiqué adressé à son personnel la suppression d’environ 1.700 emplois, principalement des postes de cadres aux Pays-Bas et aux États-Unis, dans le cadre d’une réorganisation interne.
Pour 2026, ASML table désormais sur un chiffre d’affaires net compris entre 34 et 39 milliards d’euros. Pour le seul premier trimestre, il anticipe un chiffre d’affaires compris entre 8,2 et 8,9 milliards d’euros.
Guerre technologique entre les États-Unis et la Chine
Dans une affaire distincte, le gouvernement néerlandais a brièvement pris le contrôle de Nexperia, une entreprise chinoise spécialisée dans les semi-conducteurs de basse technologie. Cette décision a provoqué une polémique entre la Chine et les pays occidentaux, faisant craindre des perturbations pour les constructeurs automobiles dépendants des puces produites par Nexperia.









