
La tentative de médiation du président français Emmanuel Macron en Syrie s’est soldée par un échec, selon des informations rapportées par la presse.
La Syrie aspire à rétablir son intégrité territoriale et à retrouver une stabilité durable. L’un des principaux obstacles à cet objectif demeure la présence des FDS, considérées par Damas comme la branche syrienne du PKK.
Après la chute de Bachar al-Assad à la suite de la révolution menée par l’opposition sous la direction d’Ahmed Al-Charaa, les FDS avaient accepté de s’asseoir à la table des négociations dans le cadre de l’accord du 10 mars. Toutefois, le non-respect des engagements pris a ravivé les tensions.
Repli des FDS sous pression
Face à cette situation, les groupes armés ont repris contact avec les autorités syriennes. Un cessez-le-feu a été instauré, puis prolongé de quinze jours à compter du 24 janvier à 23h00. Parallèlement, des discussions se poursuivent sur l’intégration politique et sur la reconnaissance de certains droits constitutionnels des Kurdes de Syrie.
La tentative de médiation française
Dans ce contexte tendu, Emmanuel Macron est intervenu pour tenter de relancer une médiation. Selon un article publié par l’hebdomadaire français Le Point, le président français avait organisé un échange téléphonique entre Mazloum Abdi et Ahmed Al-Charaa.

D’après la même source, Mazloum Abdi était disponible lors de l’appel, mais le président syrien n’a pas répondu. Ahmed Al-Charaa aurait fait attendre longuement ses interlocuteurs avant de ne finalement pas décrocher. Cette situation aurait suscité une vive irritation au sein de la présidence française.
Kobané au cœur des discussions avortées
Selon le journaliste Romain Gubert, auteur de l’article, l’objectif principal d’Emmanuel Macron était d’obtenir des garanties concernant Kobané. Toutefois, le refus d’Ahmed Al-Charaa d’engager la discussion n’a laissé aucune marge de négociation sur ce dossier sensible.









