Procès reporté pour l’élu Ismaël Boudjekada

La rédaction
00:0629/01/2026, jeudi
Yeni Şafak

Le tribunal a renvoyé au 17 mars 2025 le procès visant l’élu d’opposition Ismaël Boudjekada, poursuivi pour apologie du terrorisme après une publication Facebook liée au 7 octobre. Trois organisations se sont constituées parties civiles et réclament des indemnisations ainsi qu’un durcissement du contrôle judiciaire. Celui-ci reste inchangé, avec une interdiction d’utiliser Facebook et de voyager hors de France, d’Allemagne et de Belgique. L’élu reste présumé innocent, dans un contexte de multiples procédures engagées contre lui depuis octobre 2023.

Le 28 janvier , le tribunal a décidé de renvoyer une nouvelle procédure visant l’élu d’opposition Ismaël Boudjekada, poursuivi pour apologie du terrorisme. Les faits reprochés concernent une publication Facebook liée aux événements du 7 octobre. À ce stade de la procédure, l’élu reste présumé innocent.


Cette audience s’inscrit dans une longue série de poursuites judiciaires engagées contre l’élu depuis octobre 2023. Selon ses soutiens, ces procédures traduisent un acharnement judiciaire visant à neutraliser une voix politique engagée en faveur de la cause palestinienne.


Trois organisations constituées parties civiles


Lors de cette audience, trois organisations de défense juives se sont constituées parties civiles. Il s’agit de l’Organisation juive européenne (OJE), de l’Observatoire juif de France (OJF) et d’Avocats sans frontières. Ces organisations réclament d’importantes indemnisations financières.


Elles demandent également un durcissement du contrôle judiciaire imposé à l’élu. Cette requête vise notamment à renforcer les restrictions déjà en vigueur sur son expression publique et ses déplacements.


Un contrôle judiciaire maintenu malgré le renvoi


Le tribunal a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au 17 mars 2025. Aucune modification du contrôle judiciaire n’a été prononcée à ce stade. Ismaël Boudjekada reste interdit d’utiliser Facebook.


Il demeure également soumis à une interdiction de déplacement hors de trois pays autorisés : la France, l’Allemagne et la Belgique. Cette décision intervient dans un contexte judiciaire particulièrement lourd pour l’élu.


Depuis octobre 2023, près de 40 procédures ont été engagées contre lui. Ses proches dénoncent une instrumentalisation du droit pénal pour restreindre l’action politique d’un élu d’opposition, régulièrement engagé sur les questions liées à la Palestine.


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