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Le président chinois Xi Jinping (à droite) et le Premier ministre britannique Keir Starmer se serrent la main avant leur rencontre au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 29 janvier 2026.
Le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer à Pékin jeudi, a rapporté l’agence de presse officielle chinoise Xinhua.
Starmer, arrivé mercredi, a déclaré que son déplacement vise à créer des opportunités qui profiteront au Royaume‑Uni.
Il s'agit de la première visite d'un Premier ministre britannique en Chine depuis 2018, elle intervient alors que les tensions persistent autour des droits de douane américains, ainsi que sur certaines divergences entre alliés occidentaux concernant, entre autres, les ambitions des États‑Unis au Groenland.
Starmer est accompagné d’environ 60 responsables issus des secteurs de l’entreprise, du monde universitaire et de la culture.
Jeudi, les dirigeants des deux pays ont affirmé la nécessité de renforcer les relations entre leurs pays, après des années de crispations et dans un contexte de tensions globales.
Les différends existants ne doivent pas empêcher la coopération, a déclaré M. Starmer lors d'une brève apparition devant les journalistes au début de son entretien avec M. Xi au Palais du peuple.
"La Chine est un acteur essentiel sur la scène internationale et il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord"
, a-t-il dit sans spécifier les différends (Ukraine, Hong Kong, accusations réciproques d'espionnage...).
"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération"
, qu'il s'agisse de sécurité internationale ou d'économie, a abondé M. Xi.
Le déplacement de M. Starmer en Chine intervient peu après ceux du Canadien Mark Carney et du Français Emmanuel Macron.
Donald Trump lui-même a indiqué qu'il se rendrait en Chine en avril. Une visite largement mise en avant par Downing Street pour déminer les questions sur la manière dont la venue de M. Starmer à Pékin pourrait être perçue par Donald Trump.
"Notre relation avec les États-Unis est l'une des plus étroites que nous ayons, notamment en matière de défense, de sécurité, de renseignement, mais aussi de commerce et dans bien d'autres domaines"
, a insisté Keir Starmer dans l'avion qui le menait en Chine.
Mais il a jugé qu'il serait
pour le Royaume-Uni de se détourner de Pékin, malgré les critiques sur sa stratégie de rapprochement avec la Chine au Royaume-Uni.
En débutant sa visite en Chine, Keir Starmer a affiché sa volonté de développer une nouvelle relation "cohérente et globale" avec Pékin, loin des tensions qui ont marqué la période de ses prédécesseurs conservateurs, mais
non plus la sécurité nationale britannique.
"C'est dans notre intérêt national de dialoguer avec la Chine. C'est la deuxième économie mondiale et, en incluant Hong Kong, c'est notre troisième partenaire commercial"
, a affirmé Keir Starmer à son arrivée à la cinquantaine de chefs d'entreprises qui l'accompagnent, notamment des secteurs de la pharmacie, de l'automobile et de la finance.
Le gouvernement travailliste de M. Starmer a fait de la relance de l'économie britannique sa priorité.
Selon Downing Street, MM. Xi et Starmer devaient évoquer les relations commerciales et les investissements, mais aussi des enjeux de sécurité nationale.
Interrogé par les journalistes dans l'avion qui le menait en Chine, le Premier ministre est resté évasif sur la manière dont il comptait aborder les sujets qui fâchent, comme la récente condamnation du magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, la situation de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang, ou les accusations réciproques d'espionnage.
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