
Une manifestation a rassemblé des centaines de personnes dimanche 25 janvier dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, après la mort d’El Hacen Diarra en garde à vue. À l’appel de collectifs antiracistes et d’associations, les manifestants ont dénoncé les violences policières. Présente sur place, Assa Traoré a rendu hommage au défunt et critiqué les déclarations du ministre de l’Intérieur niant le racisme systémique. Elle a appelé l’État à assumer ses responsabilités face aux décès survenus lors d’interpellations policières.
Des centaines de personnes ont manifesté dimanche 25 janvier dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. Le rassemblement rendait hommage à El Hacen Diarra, décédé en garde à vue dans un commissariat du quartier.
À l’appel de collectifs antiracistes, de syndicats et d’associations de soutien aux sans-papiers, les participants ont dénoncé les violences policières et réclamé vérité et justice. La mobilisation s’inscrit dans un contexte de défiance persistante envers les institutions policières françaises.
Parmi les figures présentes, Assa Traoré, membre fondatrice du Comité Adama, a pris la parole. Son frère, Adama Traoré, est mort en garde à vue en 2016 après son interpellation par les gendarmes. Les circonstances de sa mort restent contestées.
Assa Traoré est aujourd’hui l’une des figures centrales de la lutte contre le racisme et l’impunité policière en France. Elle établit un lien direct entre plusieurs décès survenus lors d’interpellations policières.
Une réponse directe au ministre de l’Intérieur
La militante a également réagi aux déclarations du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ce dernier a récemment affirmé qu’il n’existait "ni racisme systémique, ni violences systémiques" au sein de la police française.
Assa Traoré a appelé l’État à prendre ses responsabilités face à ces morts en garde à vue. Elle estime que le déni institutionnel aggrave les tensions et met des vies en danger.









