Burkina Faso : le gouvernement annonce avoir déjoué une tentative de coup d’Etat

La rédaction avec
12:097/01/2026, Çarşamba
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Selon les autorités, il était prévu "une série d’assassinat ciblé des autorités militaires et civils en commençant par la neutralisation du camarade le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, président du Faso.
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Selon les autorités, il était prévu "une série d’assassinat ciblé des autorités militaires et civils en commençant par la neutralisation du camarade le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, président du Faso.

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé mardi soir, sur les antennes de la Télévision nationale (RTB) avoir déjoué, samedi 3 janvier 2026, une tentative de déstabilisation orchestrée par l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ex-président de la transition du Burkina Faso.

"(…) Grâce au professionnalisme des services de renseignement, le Burkina Faso a déjoué une tentative de déstabilisation le 3 janvier 2026",
a déclaré à la RTB, le ministre de la sécurité du Burkina Faso Mahamadou Sana.

En effet, a-t-il expliqué,
"le 3 janvier 2026 à 23H, il était prévu une action de déstabilisation du pays"
et
"cela allait se faire par une série d’assassinat ciblé des autorités militaires et civils en commençant par la neutralisation du camarade le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, président du Faso, soit à bout portant, soit par une action pour miner son domicile. Après cette action, devrait suivre une mise hors service de la base drone, et une intervention militaire terrestre des forces extérieures".


Damiba "acteur principal"


"Les acteurs impliqués, pour une question de confidentialité et aussi pour éviter de compromettre l’efficacité des enquêtes, nous allons citer seulement l’acteur principal. Il s’agit de l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a eu pour mission clé de concevoir et de planifier les actions, de rechercher et de mobiliser les fonds, de recruter des populations civiles et des militaires",
a détaillé le ministre de la Sécurité.

Sana a soutenu que les militaires avaient pour mission de coopter d’autres militaires et de mettre en place des groupes d’action avec des missions bien déterminées, tandis que les civils devraient mobiliser des populations et leurs adeptes pour pouvoir soutenir l’action militaire.

"Nous mettrons à la disposition des médias, les vidéos d’aveu issues des auditions de quelques acteurs clés",
a-t-il promis.

Et de préciser que les enquêtes et les interpellations se poursuivent.
"Toutes les personnes impliquées dans cette affaire seront présentées devant le procureur du Faso et toute la rigueur de la loi s’appliquera à eux",
a-t-il indiqué.

"Je tiens à rassurer les populations que la situation est sous contrôle. Je les invite à rester sereines"
, a-t-il lancé.

Le 3 janvier 2026, des messages d’alerte d’une tentative de déstabilisation des institutions du Burkina Faso avaient été largement partagés sur les réseaux sociaux au Burkina Faso, obligeant des populations à sortir dans des carrefours pour faire échec à ce projet.

Alors que la situation sécuritaire du pays s'était fortement dégradée, le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022 suite à un coup d’Etat contre le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui avait lui-même fait tomber le Président Roch Marc Christian Kaboré, huit mois plus tôt.


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