
Interviewée par Nouvelle Aube, Olivia Zemor, présidente d’EuroPalestine, critique frontalement la proposition de loi Yadan. Selon elle, ce texte assimile l’antisionisme à l’antisémitisme et vise à intimider les soutiens de la cause palestinienne. Elle affirme que la colère croissante contre Israël s’explique par la situation à Gaza et par des pratiques qu’elle qualifie de crimes de masse. La militante estime que cette stratégie judiciaire renforce paradoxalement l’antisémitisme, en invisibilisant les voix juives antisionistes et en criminalisant la solidarité avec les Palestiniens.
Une loi pour criminaliser l’antisionisme
Selon elle, cette indignation ne relève pas de la haine, mais d’une réaction morale face à des crimes documentés.
Répression judiciaire et instrumentalisation de l’antisémitisme
Elle souligne que les poursuites judiciaires ne viennent pas uniquement de structures privées, mais directement de l’État.
Depuis, l’association a remporté l’ensemble de ses procès, y compris devant la Cour européenne des droits de l’homme.
La Palestine comme boussole politique mondiale
Elle y voit un marqueur central de la dérive autoritaire des sociétés occidentales.
Selon elle, l’incapacité à défendre les droits des Palestiniens ouvre la voie à une fascisation globale.












