
Le Bangladesh s’approche d’élections générales cruciales prévues le 12 février dans un climat de forte tension politique, marqué par une polarisation profonde et des craintes persistantes de violences.
Au moins 16 responsables politiques et militants ont été tués dans le pays entre le 11 décembre, date de l’annonce du calendrier électoral, et le 16 janvier, selon des médias locaux.
Les données de la police indiquent que 5.763 armes à feu ont été pillées durant le soulèvement, dont 1.333 n’ont toujours pas été récupérées, une préoccupation majeure pour la sécurité à l’approche du vote.
Un scrutin sous administration intérimaire
L’élection est organisée par une administration intérimaire après l’effondrement du gouvernement Hasina en août 2024.
Le gouvernement intérimaire a interdit à la Ligue Awami de Hasina de participer au scrutin.
Violences persistantes
Selon des experts, les violences politiques s’intensifient avec la campagne électorale.
Le mois dernier, le pays a été marqué par la mort de Sharif Osman Hadi, un jeune leader issu des manifestations de 2024 et candidat potentiel dans le centre de Dacca.
Polarisation politique accrue
Pour l’analyste politique Zakaria Polash, basé au Bangladesh, la situation est devenue explosive.
Sur le terrain, cette division se traduit par une rhétorique de plus en plus hostile entre les camps.
Institutions fragiles
Les faiblesses institutionnelles aggravent la crise.
Zakaria Polash avertit également que le maintien de l’ordre dans des dizaines de milliers de bureaux de vote sera extrêmement difficile, en raison d’un appareil administratif jugé fragile.
Élections et réformes
Au cœur du scrutin se trouve une bataille sur les réformes institutionnelles.
Selon Salman Al-Azami, universitaire spécialisé en médias à l’université Liverpool Hope, la dynamique réformatrice découle d’un consensus né après la chute de Hasina : empêcher toute dérive autoritaire future.
Rôle controversé des médias
Zakaria Polash critique le rôle des médias locaux, qu’il accuse de prendre ouvertement parti.
Des tensions régionales s’ajoutent à la crise, certains responsables évoquant des risques d’ingérence étrangère, accusations rejetées par New Delhi, qui affirme soutenir des élections libres et pacifiques.
Un avenir incertain
Pour Salman Al-Azami, le scrutin s’annonce extrêmement serré.









