
L’Iran a accusé jeudi l’Union européenne d’"attiser les tensions" au Moyen-Orient, après que les ministres des Affaires étrangères du bloc se sont accordés pour inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que plusieurs pays s’efforçaient actuellement d’éviter une guerre régionale généralisée, tout en soulignant qu’aucun d’entre eux n’était européen.
Ces déclarations interviennent après l’annonce par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, d’un accord politique entre les États membres de l’UE pour classer le CGRI comme organisation terroriste.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également salué une décision "attendue de longue date", estimant que le qualificatif de "terroriste" était approprié pour un régime qui réprime les manifestations "dans le sang".
Cette escalade verbale s’inscrit dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington ces dernières semaines, après des déclarations du président américain Donald Trump affirmant qu’une "armada massive" se dirigeait vers l’Iran, tout en appelant les autorités iraniennes à "revenir à la table" des négociations.
Des responsables iraniens ont averti que toute attaque américaine entraînerait une réponse "rapide et globale", tout en réaffirmant que l’Iran restait ouvert au dialogue, mais uniquement dans des conditions jugées "justes, équilibrées et non coercitives".









