
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé jeudi être "déterminé" à s’opposer aux actions israéliennes qui compromettent la solution à deux États, appelant à un cessez-le-feu total dans la bande de Gaza et à un nouvel élan en faveur de la création d’un État palestinien.
Concernant Gaza, le chef de l’ONU a souligné la nécessité de mettre en place un nouveau cadre de gouvernance dans l’enclave.
Depuis le début de l’offensive israélienne contre Gaza en octobre 2023, les attaques de colons israéliens se sont intensifiées en Cisjordanie occupée. D’après des chiffres palestiniens, au moins 1 109 Palestiniens ont été tués, près de 11 000 blessés et quelque 21 000 personnes arrêtées par les forces israéliennes et des colons, y compris à Jérusalem-Est.
En juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a qualifié l’occupation israélienne des territoires palestiniens d’illégale dans un avis historique, appelant à l’évacuation de l’ensemble des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Interrogé sur les acteurs appelés à faire pression sur Israël pour relancer la solution à deux États, Antonio Guterres a estimé que cette responsabilité incombait à l’ensemble de la communauté internationale.
Répondant aux critiques selon lesquelles le Conseil de paix, créé plus tôt ce mois-ci, n’aurait pas suffisamment abordé la situation à Gaza, le secrétaire général a insisté sur l’urgence de mettre pleinement en œuvre la résolution appelant au cessez-le-feu.
La création de ce conseil a coïncidé avec le lancement de la deuxième phase d’un accord de cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre menée par Israël contre Gaza, qui a fait plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés depuis octobre 2023.
Interrogé sur les accusations selon lesquelles ce conseil chercherait à "usurper" le rôle du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a rappelé que ce dernier demeure, en vertu du droit international, le seul organe habilité à adopter des décisions juridiquement contraignantes en matière de paix et de sécurité. Il a également souligné que le Conseil de sécurité détient le mandat exclusif d’autoriser le recours à la force, conformément à la Charte des Nations unies.









