
Le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a rencontré des hauts responsables américains à Washington, DC, pour discuter du renforcement de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, des évolutions de la sécurité régionale et des défis auxquels le Liban est confronté, a indiqué vendredi l’armée libanaise.
Haykal s’est rendu aux États-Unis du 2 au 5 février à l’invitation des chefs d’état-major interarmées américains, dans le cadre des efforts visant à soutenir la coopération militaire et à examiner les défis sécuritaires actuels, selon un communiqué de l’armée.
Cette visite avait pour objectif de renforcer les relations militaires et sécuritaires entre le Liban et les États-Unis et de poursuivre le dialogue entre les états-majors des deux armées, dans le cadre d’une consultation et coordination continues avec les partenaires internationaux.
Au cours de son séjour, Haykal a tenu une série de réunions avec des conseillers de la Maison Blanche, des responsables des départements américain de la Défense et des Affaires étrangères, des membres du Sénat et de la Chambre des représentants, du Conseil de sécurité nationale, ainsi qu’avec des responsables militaires et sécuritaires.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération militaire et d’appuyer les capacités de l’armée libanaise, ainsi que sur les développements de la sécurité régionale et les défis auxquels le Liban fait face.
Les entretiens ont également abordé le rôle de l’armée dans l’assurance de la sécurité et de la stabilité, la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’État, ainsi que le maintien de la paix civile, compte tenu de la situation interne sensible du pays.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une démarche plus large visant à solliciter les partenaires internationaux pour servir les intérêts du Liban et renforcer la capacité de l’institution militaire à remplir ses missions nationales et à étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire libanais.
Jeudi, le sénateur américain Lindsey Graham a critiqué Haykal après une rencontre à Washington. Graham a indiqué sur le réseau social X qu’il avait rapidement mis fin à la réunion après que Haykal ait refusé de qualifier le Hezbollah d’« organisation terroriste ».
La visite de Haykal à Washington était initialement prévue en novembre 2025, mais le voyage avait été annulé après des objections de responsables américains, dont Graham, concernant sa performance.
En août 2025, le gouvernement libanais avait approuvé une décision visant à limiter les armes à l’État, y compris celles détenues par le Hezbollah, et avait chargé l’armée de mettre en œuvre le plan en cinq phases.
Haykal devrait présenter un rapport sur ce plan au Cabinet la semaine prochaine, incluant les avancées de la première phase au sud du fleuve Litani et les mesures pour lancer la deuxième phase au nord du fleuve.
Le Hezbollah a déclaré à plusieurs reprises qu’il conserverait ses armes et a demandé la fin des actions israéliennes au Liban ainsi qu’un retrait des zones occupées.
Un cessez-le-feu conclu en 2024 entre le Liban et Israël a mis fin à plus d’un an d’attaques ayant fait plus de 4 000 morts et 17 000 blessés, dans le contexte de la guerre d’Israël à Gaza.
L’armée israélienne devait se retirer du sud du Liban en janvier 2025 dans le cadre du cessez-le-feu, mais elle n’a effectué qu’un retrait partiel et maintient une présence militaire sur cinq postes frontaliers.













