
Dimanche 8 février 2026 à Ouidah, sous un soleil radieux, le silence a pris le pouvoir. En marge du Black History Week, Dr Sylvestre Edjèkpoto et ses hôtes ont investi la route des esclaves pour une marche mémorielle poignante. Ici, l’histoire quitte les livres pour s’écrire sous les semelles ; un pèlerinage pour transformer les larmes du passé en un socle de dignité.
Ce n’est pas une simple promenade, c’est une immersion. Chaque mètre parcouru sur ce sol sacré est une cicatrice qui se rouvre. Les participants remontent le temps, guidés par le souvenir du bruit des chaînes et du souffle court de ceux que l'on traînait autrefois vers l'inconnu.
En battant le macadam, le cortège bat le rappel des troupes. L’objectif est clair: il s'agit de saturer l’espace public de mémoire pour que l'oubli ne gagne jamais de terrain.
Poignant
À Ouidah, le récit n'est plus celui d'une défaite, mais celui d'une résilience farouche. Le Bénin choisit de transformer ses traumatismes en la force d'une nation qui regarde enfin son destin en face. La marche peut bien s'arrêter au bord de l'océan. L’histoire, elle, se remet en mouvement. Ce pèlerinage scelle un nouveau contrat entre le passé et l'avenir ; un serment de fierté gravé dans le sable rouge de la cité des esclaves.








