
Les prix du pétrole ont nettement reculé ce mercredi, dans un marché toujours instable, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, chutant de plus de 4%.
Vers 06h30 GMT, le WTI cédait 4,26% à 92,11 dollars, après avoir progressé d’environ 3% la veille. Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, reculait de 2,82% à 100,50 dollars.
Ce repli intervient alors que les marchés trouvent un certain apaisement dans l’annonce d’un accord entre Bagdad et les autorités kurdes pour relancer les exportations de pétrole via le port turc de Ceyhan, ainsi que dans les efforts américains visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, axe stratégique du transport mondial de pétrole.
Les cours restent toutefois sous pression dans un contexte de fortes tensions géopolitiques. Israël a intensifié son offensive, tandis que l’Iran a renouvelé ses frappes sur des installations pétrolières aux Émirats arabes unis. Un responsable iranien a indiqué que les offres de désescalade avaient été rejetées, laissant présager un conflit prolongé.
Détente temporaire
Les investisseurs tournent désormais leur attention vers la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), attendue plus tard dans la journée. Les marchés anticipent un maintien des taux, mais restent attentifs aux projections économiques et aux indications sur l’évolution de la politique monétaire face aux risques liés au choc pétrolier.
Sur les marchés financiers, les contrats à terme à Wall Street étaient en hausse, tandis que les rendements des obligations américaines reculaient légèrement. Le dollar cédait du terrain face au yen, et l’euro restait stable face à la devise américaine.











