France : Darmanin annonce une réforme pour réduire les délais de jugement et confirme le statut de "repenti"

La rédaction avec
13:4110/02/2026, Salı
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Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, s'adresse à la presse à sa sortie de la cour d'appel après une visite consacrée aux audiences pénales à Aix-en-Provence, le 9 février 2026.
Crédit Photo : THIBAUD MORITZ / AFP
Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, s'adresse à la presse à sa sortie de la cour d'appel après une visite consacrée aux audiences pénales à Aix-en-Provence, le 9 février 2026.

Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a détaillé mardi sur Franceinfo les contours de sa réforme pénale, visant à diviser par deux les délais de jugement. Il a par ailleurs confirmé, lundi, la mise en place prochaine d’un statut de "repenti" pour lutter contre la criminalité organisée.

Intervenant sur les antennes de Franceinfo, le garde des Sceaux a annoncé la présentation, dès lundi prochain au Conseil d’État, d’une loi de sept articles destinée à réorganiser la justice criminelle. L’objectif déclaré est de réduire de moitié la durée des procédures, le ministre rappelant qu’il faut actuellement
"huit ans pour juger un crime de sang et six ans pour juger un viol".
Pour soutenir cette réforme, Gérald Darmanin a précisé que 1 600 postes seraient créés cette année au ministère de la Justice. Il s'agit du premier de deux textes législatifs prévus dans les semaines et les mois à venir, précise le ministre.

Un statut de "repenti à l'italienne" avant le 1er juin

Concernant le second volet, le ministre avait confirmé lundi l’instauration d’un statut de
"repenti à l’italienne"
avant le 1er juin prochain. Issu de la "loi narcotrafic" votée l’an dernier, ce dispositif "
extrêmement encadré"
permettra aux auteurs de crimes graves de collaborer avec la justice en échange d'une protection pour eux et leurs proches.
Le décret relatif à ce statut a été transmis au Conseil d’État. Darmanin a souligné que cette mesure répondait à un manque de
"preuves d'accusation"
, estimant qu’il n’est
"pas normal d'avoir plus peur des criminels que de la justice".
Il a également révélé que plusieurs personnes détenues lui avaient déjà écrit pour manifester leur volonté de collaborer sous ce nouveau régime.

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