
Lundi à Amman, Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II ont dénoncé les mesures israéliennes en Cisjordanie, visant selon eux à affaiblir les institutions palestiniennes et la solution à deux États.
Le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi de Jordanie Abdallah II ont affirmé lundi que les dernières mesures d’Israël concernant la Cisjordanie occupée visent à saper les institutions de l’État palestinien et la solution à deux États.
Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre entre les deux dirigeants dans la capitale jordanienne Amman, consacrée aux derniers développements dans les territoires palestiniens ainsi qu’à plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun, selon l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.
Les deux parties ont fermement condamné les récentes décisions du cabinet israélien, qu’elles estiment viser à approfondir l’annexion en Cisjordanie, à étendre les colonies et à cibler la ville d’Hébron ainsi que la mosquée Ibrahimi, indique le rapport.
Abbas a également appelé le président américain Donald Trump à renouveler son engagement pour mettre fin aux déplacements et à l’annexion, conformément aux promesses de son administration en septembre lors des discussions avec des dirigeants arabes et islamiques à New York sur son plan en 21 points visant à mettre fin au conflit à Gaza.
Il a en outre demandé la tenue urgente de réunions de la Ligue arabe, de l’Organisation de la coopération islamique et du Conseil de sécurité des Nations Unies. Abbas a réitéré la nécessité de commencer à mettre en œuvre la deuxième phase du plan de Trump.
Dimanche, le cabinet de sécurité israélien a ordonné l’abrogation d’une loi interdisant la vente de terres palestiniennes à des Juifs en Cisjordanie, la divulgation des registres fonciers et le transfert de l’autorité de délivrance des permis de construire dans un bloc de colonies d’Hébron de la municipalité palestinienne à l’administration civile israélienne.
Ces mesures étendent également la supervision et l’application israéliennes dans les zones classées A et B, invoquant des violations présumées liées à la construction sans permis, à des problèmes d’eau et à des dommages sur des sites archéologiques et environnementaux.
Cette expansion permettrait la démolition et la confiscation de biens palestiniens même dans les zones administrées civilement et sécuritairement par l’Autorité palestinienne.
Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, ces mesures devraient entraîner des changements majeurs dans les mécanismes d’enregistrement et d’achat de terres en Cisjordanie.
L'ouverture des registres fonciers permettrait de divulguer publiquement les noms des propriétaires et permettrait aux acheteurs israéliens de les contacter directement, facilitant ainsi l'achat de terres et l'expansion des colonies dans les territoires occupés, a ajouté le journal.











