Bangladesh: premier vote après le soulèvement de 2024

14:0110/02/2026, mardi
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Des employés trient les bulletins de vote et autres documents électoraux en vue de leur distribution avant les élections générales au Bangladesh, à Dhaka, le 10 février 2026.
Crédit Photo : MUNIR UZ ZAMAN / AFP
Des employés trient les bulletins de vote et autres documents électoraux en vue de leur distribution avant les élections générales au Bangladesh, à Dhaka, le 10 février 2026.

Les électeurs du Bangladesh s’apprêtent à participer jeudi aux 13es élections générales du pays, les premières depuis le soulèvement de juillet 2024, alors que la campagne doit s’achever mardi matin.

Les autorités ont annoncé trois jours de congés publics à partir du 10 février afin de faciliter l’organisation du scrutin.


Des milliers de personnes, dont de nombreux ouvriers, ont été vues regagnant leurs circonscriptions d’origine, tandis que des restrictions sur les véhicules publics seront appliquées le jour du vote.

Tabish Mahdi, inscrit sur les listes électorales dans son village du district septentrional de Rangpur mais employé à Dhaka, a expliqué n’avoir pas réussi à obtenir un billet de bus malgré plusieurs tentatives.


"Il semble que les gens soient très enthousiastes pour cette élection car ils n’ont pas pu voter lors du précédent scrutin sous le régime de Sheikh Hasina, en particulier des personnes comme moi"
, a-t-il déclaré à Anadolu.

Selon la chaîne locale Channel24, l’affluence provoque une forte pression sur le trafic et des embouteillages sur plusieurs axes majeurs reliant Dhaka au reste du pays.


Parmi les 120,7 millions d’électeurs inscrits, un quart sont des primo-votants. Cette génération avait largement dominé les mouvements de juillet et août 2024 et exprime désormais une volonté de changement dans la culture politique et administrative.

Environ 330 observateurs internationaux venus de Türkiye, des États-Unis, de Malaisie, d’Indonésie, du Japon, du Pakistan, du Bhoutan, des Maldives, du Sri Lanka, des Philippines, de Jordanie, d’Iran, de Géorgie, de Russie, du Kirghizstan, d’Ouzbékistan et d’Afrique du Sud, ainsi que de l’Union européenne, du Commonwealth et de l’Organisation de la coopération islamique, supervisent le processus électoral.


Près de 2.000 candidats, issus de plus de 50 partis politiques et de candidatures indépendantes, briguent les 300 sièges du Parlement. Les législatives se tiendront simultanément avec un référendum sur des réformes.

Une délégation turque d’observation composée de sept membres a rencontré mardi le chef intérimaire Muhammad Yunus, tandis qu’un groupe du Commonwealth fort de 23 personnes s’était entretenu avec lui la veille.


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