
Les avocats du militant palestinien Omar Alsoumi ont dénoncé auprès d’Anadolu le renouvellement, en janvier 2026, de la mesure de gel des avoirs visant leur client, qualifiée d’"arbitraire" et de "persécution administrative".
Selon ses conseils, cette mesure, en vigueur depuis plus de six mois, prive Omar Alsoumi de l’ensemble de ses ressources financières. L’administration aurait notamment bloqué des démarches essentielles, telles qu’une demande de virement destinée à sa mère âgée, qu’il soutient financièrement.
Maître Elsa Marcel et Maître Vincent Brengarth rappellent que le gel des avoirs constitue l’une des atteintes les plus sévères au droit de propriété, mais également, plus largement, à la vie privée et familiale d’un individu. Ils soulignent qu’une jurisprudence constante impose que de telles mesures soient strictement nécessaires, dûment motivées et proportionnées à un objectif légitime.
Une pression accrue sur les militants pro-palestiniens
Les conseils d’Omar Alsoumi indiquent avoir déposé deux recours pour contester ces décisions, sans qu’aucune date d’audience n’ait, à ce stade, été fixée.
Des critiques relayées par les ONG et l’ONU
Ces préoccupations ont été relayées par plusieurs organisations de défense des droits humains. Amnesty International a, à plusieurs reprises, critiqué l’usage extensif des mesures administratives antiterroristes en France, estimant que le gel des avoirs, en l’absence de poursuites ou de condamnations, s’apparente à une sanction anticipée incompatible avec la présomption d’innocence.
Fin septembre 2025, des rapporteurs spéciaux de l’Organisation des Nations unies ont également interpellé la France sur le recours au gel administratif des avoirs, qualifiant cette mesure de floue et, dans le cas d’Omar Alsoumi, dépourvue de base factuelle.
Ils ont mis en garde contre des dispositions juridiques vagues et des sanctions imposées sans enquête ni poursuites préalables, susceptibles de produire un effet dissuasif sur la société civile.











