À partir du 1er avril, la participation forfaitaire pour les soins lourds et coûteux — notamment au-delà de 120 euros — sera relevée de 24 à 32 euros.
Le gouvernement français augmentera à compter du 1er mars plusieurs forfaits facturés aux patients en cas d’hospitalisation ou de passage aux urgences, dans le cadre d’un plan visant à réduire les dépenses de la Sécurité sociale, selon des médias français citant le ministère de la Santé.
Le forfait journalier hospitalier passera de 20 à 23 euros par jour, et de 15 à 17 euros dans les services de psychiatrie. Le forfait patient urgences, appliqué aux personnes se rendant aux urgences sans être hospitalisées, sera porté à 23 euros contre 19,61 euros actuellement.
À partir du 1er avril, la participation forfaitaire pour les soins lourds et coûteux — notamment au-delà de 120 euros — sera relevée de 24 à 32 euros.
Selon le cabinet de la ministre de la Santé, ces mesures devraient permettre d’économiser 400 millions d’euros en 2026 et jusqu’à 450 millions d’euros en année pleine.
Le ministère estime que ces ajustements seront
pour la majorité des assurés, la plupart des montants étant pris en charge par les complémentaires santé.
Toutefois, environ 4 % des Français, soit près de 2,5 millions de personnes, ne disposent pas de complémentaire santé, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cette proportion atteindrait 12 % parmi les ménages les plus modestes.
"Profondément injuste et socialement irresponsable"
Manuel Bompard, député de La France insoumise (LFI), a dénoncé un
"déremboursement des soins à l’hôpital"
sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis.
"Nous avions prévenu lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale (…) que des soins seraient déremboursés pour faire des économies"
, a-t-il écrit.
Il a évoqué
"au total 450 millions d’euros qui ne seront plus remboursés aux patients"
, estimant que
"les déremboursements de soins pèsent deux fois plus sur les plus pauvres que sur les plus riches"
.
Manuel Bompard a également affirmé que ces mesures
"attaquent directement ceux qui ont la santé la plus fragile"
et appelé les électeurs à
"sanctionner ceux qui ont choisi ces mesures"
lors des scrutins prévus les 15 et 22 mars.
Le syndicat Unsa a, de son côté, qualifié la décision de
"profondément injuste et socialement irresponsable"
, estimant qu’elle toucherait particulièrement les personnes situées au-dessus des plafonds d’accès à la complémentaire santé solidaire.
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