France : Nuñez évoque d’éventuelles dissolutions après des propos et gestes lors d’une marche en hommage à Quentin

La rédaction avec
10:0325/02/2026, mercredi
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Des manifestants brandissent des fleurs et une banderole sur laquelle on peut lire "Adieu, camarade" à l'endroit où l'activiste d'extrême droite Quentin Deranque a été battu à mort, lors d'une marche en hommage à Quentin Deranque, décédé après avoir été agressé en marge d'une manifestation d'extrême droite contre un événement organisé par La France Insoumise (LFI) à Sciences Po Lyon, à Lyon, le 21 février 2026.
Crédit Photo : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Des manifestants brandissent des fleurs et une banderole sur laquelle on peut lire "Adieu, camarade" à l'endroit où l'activiste d'extrême droite Quentin Deranque a été battu à mort, lors d'une marche en hommage à Quentin Deranque, décédé après avoir été agressé en marge d'une manifestation d'extrême droite contre un événement organisé par La France Insoumise (LFI) à Sciences Po Lyon, à Lyon, le 21 février 2026.

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué mardi que la justice avait été saisie à la suite de "propos et gestes inacceptables" constatés lors d’une marche organisée en hommage à Quentin Deranque, à Lyon, affirmant qu’aucun groupement n’échappait à la vigilance des autorités, y compris ceux de la mouvance identitaire.

Intervenant lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre a précisé que le rassemblement avait été déclaré comme un hommage et qu’il n’avait pas été interdit, faute de risques avérés de troubles à l’ordre public ne pouvant être contenus par les forces de sécurité.

"Est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables qui ont été tenus ? Évidemment non"
, a déclaré Laurent Nuñez, soulignant que la préfète avait procédé à un signalement judiciaire sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale et que des enquêtes avaient été ouvertes.

"Groupuscule de la mouvance identitaire"

Interrogé sur la dissolution de certaines structures, le ministre a rappelé que
"tout groupement qui appelle à la violence, à la discrimination ou à la haine est susceptible de faire l’objet d’une procédure de dissolution"
, citant notamment Némésis, qualifié de
"groupuscule de la mouvance identitaire"
.
"Aucune structure n’échappe au contrôle et à la vigilance des services placés sous mon autorité"
, a-t-il insisté, ajoutant que l’analyse se ferait
"comme pour tous les groupes d’ultra-droite et d’ultra-gauche"
, au regard du cadre légal.
Concernant les faits survenus à Lyon, Laurent Nuñez a indiqué qu’une enquête judiciaire était en cours et que les magistrats
"n’hésiteront pas à étendre leurs investigations là où elles le doivent"
, si nécessaire.

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