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La Cédéao condamne les violences à Bissau

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fermement condamné les violences survenus début décembre en Guinée-Bissau, selon un communiqué officiel émis samedi et consulté par Anadolu.

11:16 - 3/12/2023 Pazar
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Une rue vide à Bissau le 1er décembre 2023. Des coups de feu ont été entendus une partie de la nuit et tôt le 1er décembre à Bissau entre des membres de la Garde nationale et des forces spéciales de la Garde présidentielle. L'armée bissau-guinéenne a déclaré vendredi qu'elle détenait le chef de l'unité des forces de sécurité impliquée dans les affrontements de la nuit dans la capitale et que la situation était sous contrôle.
Crédit Photo : SAMBA BALDE / AFP
Une rue vide à Bissau le 1er décembre 2023. Des coups de feu ont été entendus une partie de la nuit et tôt le 1er décembre à Bissau entre des membres de la Garde nationale et des forces spéciales de la Garde présidentielle. L'armée bissau-guinéenne a déclaré vendredi qu'elle détenait le chef de l'unité des forces de sécurité impliquée dans les affrontements de la nuit dans la capitale et que la situation était sous contrôle.
La Cédéao
"condamne fermement les violences et toutes les tentatives visant à perturber l'ordre constitutionnel et l'État de droit en Guinée-Bissau"
,
peut-on lire dans le communiqué, appelant
"à l'arrestation et à la poursuite des auteurs de l'incident".

Plus tôt, dans la journée du samedi, le président Umaro Sissoco Embalo avait dénoncé une
"tentative de coups d'Etat",
à son retour à Bissau en provenance de Dubaï, où il participait à la conférence des parties sur les changements climatiques (Cop28).

Il a également fait savoir qu'une commission d'enquête serait mise en place dès lundi 4 décembre, prévenant qu'il y aurait de
"graves conséquences".

Pour rappel, des soldats de la Garde nationale ont procédé dans la nuit de jeudi à vendredi à la libération de deux ministres en détention, alors qu'ils étaient interrogés par la police sur un présumé détournement d’une somme de dix millions de dollars des caisses de l’Etat.


Il s'agissait du ministre des Finances Souleiman Seidi et du secrétaire d'État chargé des Finances publiques, Antonio Monteiro, qui ont été exfiltrés par la Garde nationale et conduits vers une destination inconnue.


Des tirs nourris ont été entendus dans la capitale Bissau, suite à cette opération. Mais les deux membres du gouvernement ont été récupérés par la suite et ont été placés à nouveau en détention.


La situation s'est calmée, vendredi matin, après l'arrestation du colonel Victor Tchongo, commandant de la Garde nationale, auteur de cette
"tentative de coup d'Etat".

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