
L’Iran a annoncé son retrait de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La décision intervient après l’escalade militaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël depuis fin février 2026. Entre déclarations contradictoires de Donald Trump, tentative de médiation de la FIFA et tensions diplomatiques, l’affaire plonge le football mondial dans une crise géopolitique majeure à moins de 100 jours du tournoi.
Cette décision intervient alors que la sélection iranienne devait disputer ses matchs de groupe aux États-Unis. La situation pose une question sensible : une équipe nationale peut-elle jouer dans un pays considéré comme ennemi dans un contexte de guerre ouverte ?
Donald Trump et la Coupe du Monde 2026
La participation iranienne est rapidement devenue un sujet politique aux États-Unis.
Le 3 mars 2026, Donald Trump avait réagi avec indifférence lorsqu’il a été interrogé sur la question.
Quelques jours plus tard, la position de Washington semblait évoluer. Le 11 mars, après une rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino, Trump affirmait que l’équipe iranienne était la bienvenue aux États-Unis pour participer au tournoi.
Mais le lendemain, Donald Trump a publié un message très différent sur son réseau Truth Social.
Cette déclaration ambiguë reflète les tensions au sein de l’administration américaine sur la gestion diplomatique et sécuritaire du dossier.
Pourquoi l’Iran refuse de jouer aux États-Unis
La décision finale est venue du ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, Ahmad Donyamali.
Le 11 mars 2026, il a confirmé officiellement le retrait de la sélection iranienne lors d’une déclaration à la télévision d’État.
Selon lui, la participation de la Team Melli dans un pays impliqué dans les frappes contre l’Iran serait impossible politiquement et sécuritairement.
La sélection iranienne devait affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande dans le groupe G. Les matchs étaient programmés à Los Angeles et à Seattle.
La FIFA face à un casse-tête inédit
La FIFA se retrouve désormais confrontée à une situation exceptionnelle.
Aucun pays qualifié ne s’est retiré d’une Coupe du Monde depuis 1950, lorsque la France et l’Inde avaient déclaré forfait lors du tournoi au Brésil.
Le règlement de la Coupe du Monde 2026 prévoit néanmoins ce scénario. L’article 6.7 permet à la FIFA de décider librement du remplacement d’une équipe qualifiée.
Plusieurs options sont étudiées :
- maintenir un groupe à trois équipes
- désigner un pays remplaçant
- sanctionner l’Iran pour forfait
La solution la plus probable reste l’intégration d’une autre équipe asiatique.
Quel pays pourrait remplacer l’Iran ?
Deux sélections sont actuellement évoquées comme remplaçantes possibles.
L’Irak pourrait être repêché s’il échoue lors des barrages intercontinentaux prévus fin mars 2026.
Les Émirats arabes unis apparaissent également comme une option. Ils sont considérés comme la meilleure équipe non qualifiée de la zone asiatique.
La FIFA devra trancher rapidement, alors que la compétition débute dans moins de trois mois.
L’Iran en Coupe du Monde
La Team Melli est une habituée des phases finales de la Coupe du Monde. L’Iran a participé à six éditions :
- 1978 (Argentine)
- 1998 (France)
- 2006 (Allemagne)
- 2014 (Brésil)
- 2018 (Russie)
- 2022 (Qatar)
La sélection iranienne n’a cependant jamais réussi à dépasser la phase de groupes.
La qualification pour la Coupe du Monde 2026 représentait une nouvelle occasion de franchir un cap historique.
Coupe du Monde 2026: quand la géopolitique rattrape le football
Cette affaire illustre une nouvelle fois les limites de la neutralité du sport face aux crises internationales.
La FIFA défend depuis longtemps une position apolitique. Pourtant, organiser une Coupe du Monde dans un pays impliqué dans un conflit avec un participant qualifié rend cette position difficile à tenir.
Le dossier met également en lumière la question de la sécurité des joueurs. Les autorités iraniennes et américaines ont toutes deux évoqué des risques potentiels.
Si le retrait iranien est confirmé définitivement, il s’agira du premier forfait d’un pays qualifié depuis plus de 70 ans dans l’histoire du tournoi.
La FIFA devra désormais trouver une solution rapide afin de préserver l’équilibre sportif de la Coupe du Monde 2026.









