
La présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, a annoncé vendredi la dissolution du parlement après que les députés n’ont pas réussi à élire un nouveau chef d’État dans le délai constitutionnel.
Lors d’une conférence de presse, Osmani a expliqué que les tentatives menées jeudi soir au parlement pour élire un nouveau président ont échoué.
La présidente devrait prochainement rencontrer les dirigeants des partis politiques et annoncer la date des élections générales anticipées.
Élection présidentielle
Le mandat présidentiel de Vjosa Osmani, d’une durée de cinq ans, arrivera à expiration le 4 avril. Selon la Constitution du pays, un nouveau président devait être élu au plus tard le 5 mars, mais le parti du Premier ministre Albin Kurti, le Mouvement d’Autodétermination (Vetevendosje), n’a pas réussi à convaincre les députés de l’opposition de soutenir son candidat.
Alors que les partis d’opposition réclamaient un candidat consensuel, Kurti a proposé Glauk Konjufca, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.
La présidente du parlement, Albulena Haxhiu, a déclaré lors de la séance tardive :
Il n’y a pas assez de majorité pour poursuivre cette session, nous ne pouvons pas procéder au vote.
Haxhiu a précisé que seuls 66 députés étaient présents, alors qu’au moins 80 étaient nécessaires pour tenir le vote, et a donc suspendu la session.
Saisi de la Cour constitutionnelle
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Haxhiu a indiqué que le parlement avait saisi la Cour constitutionnelle pour examiner la conformité du processus électoral présidentiel avec la Constitution et avait demandé une mesure temporaire pour suspendre le délai constitutionnel lié à ce processus jusqu’à ce qu’une décision soit prise.
Lors de la même session, des propositions de modification constitutionnelle visant à permettre l’élection directe du président par le peuple ont également été discutées, mais l’initiative n’a pas obtenu le soutien nécessaire des députés.
Le Kosovo avait précédemment organisé des élections générales le 9 février 2025, suivies d’élections anticipées le 28 décembre 2025.
Le nouveau gouvernement dirigé par Kurti avait obtenu la confiance du parlement le 11 février.










