
La France ne fait face à "aucun risque d’approvisionnement" en gaz ou en carburant "à court terme" malgré les tensions au Moyen-Orient, a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Parisien.
Sept millions de Français exposés
Dans ce contexte, le ministère de l’Économie a reçu jeudi au siège du ministère à Paris, les principaux distributeurs de carburant afin de s’assurer que les hausses observées à la pompe restent proportionnées à l’évolution des cours du pétrole sur les marchés internationaux, perturbés par la guerre au Moyen-Orient.
Achats de précaution
Les autorités ont également indiqué suivre l’évolution des prix de manière rapprochée, avec des contrôles réguliers. De leur côté, les distributeurs ont assuré examiner attentivement les pratiques tarifaires dans leurs réseaux de stations-service.
Certaines stations peuvent ponctuellement se retrouver avec des pompes temporairement vides, une situation attribuée principalement à des achats de précaution de la part d’automobilistes redoutant une pénurie ou une forte hausse des prix. Ces phénomènes demeurent toutefois très minoritaires, selon les acteurs du secteur.
Les distributeurs ont par ailleurs souligné que la dépendance française au pétrole du Moyen-Orient reste limitée, la France n’y important qu’une part relativement faible de son pétrole brut.
La hausse des prix de l’énergie constitue l’une des principales préoccupations économiques liées à l’escalade militaire au Moyen-Orient, qui ravive en Europe le souvenir de la flambée des coûts énergétiques observée après le début de la guerre en Ukraine en 2022.











