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Une militante du collectif féministe français « NousToutes » manifeste devant le théâtre Édouard VII avec une pancarte sur laquelle on peut lire « Bruel = violeur », afin d’exprimer sa colère face à l’impunité dont bénéficient les auteurs présumés d’agressions sexuelles, d’exiger le retrait du chanteur et acteur Patrick Bruel de toutes ses représentations et de réclamer l’annulation pure et simple de sa tournée, à Paris, le 3 juin 2026.
Le chanteur français Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi à Paris dans le cadre d’une enquête portant sur plusieurs accusations de violences sexuelles, selon les informations relayées par les médias français.
Âgé de 67 ans, l’artiste est entendu dans les locaux du 1er district de la police judiciaire de Paris, chargé des investigations relatives à plusieurs plaintes centralisées par le parquet de Nanterre, a annoncé franceinfo.
Selon les informations rapportées par la même source, Patrick Bruel est visé par une dizaine de plaintes pour des faits présumés de violences sexuelles remontant à différentes périodes entre 1997 et 2012.
Parmi les plaignantes figureraient notamment Daniela Elstner, qui accuse le chanteur de tentative de viol et d’agression sexuelle lors d’un séjour à Acapulco en 1997, ainsi qu’une journaliste culturelle dénonçant une tentative de viol à Monaco en 2000.
D’autres plaintes concernent des agressions sexuelles présumées en 2002 et 2003, ainsi que des faits signalés à Metz en 2008 et lors d’un festival de cinéma à Dinard en 2012.
La garde à vue doit permettre aux enquêteurs d’interroger l’artiste sur ces différentes accusations.
À ce stade, Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence et aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre.
Cette évolution intervient après la publication, mi-mars, d’une enquête du média français Mediapart relayant les témoignages de huit femmes accusant Patrick Bruel de violences sexuelles présumées entre 1992 et 2019.
Patrick Bruel conteste l’ensemble de ces accusations. Son avocat, Christophe Ingrain, avait dénoncé après les révélations de Mediapart un article qui, selon lui,
"fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé"
.
L’artiste affirme de son côté n’avoir
"jamais outrepassé un refus"
ni
"jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel".
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