
En Slovénie, la présidente Nataša Pirc Musar a ordonné l'installation du drapeau palestinien sur la façade du palais présidentiel pour une semaine. Ce geste symbolique intervient quelques jours après la décision du nouveau Premier ministre Janez Janša de faire retirer le même drapeau du Parlement. Alors que le gouvernement entend renforcer ses liens avec Israël, notamment en envisageant le transfert de l'ambassade slovène à Jérusalem et la remise en cause de la reconnaissance de l'État palestinien, la présidente a réaffirmé son attachement au droit international et à la dignité humaine.
La présidente de la Slovénie, Nataša Pirc Musar, a fait hisser le drapeau palestinien sur la façade du palais présidentiel de Ljubljana, marquant publiquement son désaccord avec l'orientation du nouveau gouvernement dirigé par Janez Janša.
Cette initiative intervient quelques jours après que le nouveau chef du gouvernement, réputé proche de Donald Trump et soutien affiché d'Israël, a ordonné le retrait du drapeau palestinien qui flottait sur le bâtiment du Parlement slovène.
Le cabinet de Janez Janša, récemment approuvé par les députés, a annoncé son intention de transférer l'ambassade slovène de Tel-Aviv à Jérusalem. Le gouvernement envisage également de revenir sur la reconnaissance de l'État palestinien accordée par Ljubljana en mai 2024 sous l'ancien Premier ministre Robert Golob.
Nataša Pirc Musar dénonce les violations du droit international
Dans une déclaration prononcée à l'occasion de la cérémonie, la présidente slovène a expliqué que le drapeau palestinien resterait visible sur la façade du palais pendant une semaine avant d'être installé à l'intérieur du bâtiment présidentiel.
Rapprochement entre Israël et le nouveau gouvernement slovène
Dans le même temps, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a annoncé l'ouverture prochaine d'une ambassade israélienne en Slovénie, une première dans l'histoire des relations diplomatiques entre les deux pays.
Cette décision est perçue comme un signal fort du rapprochement entre le nouveau gouvernement slovène et Israël, dans un contexte de profondes divergences institutionnelles entre la présidence slovène et l'exécutif sur la question palestinienne.









