
L’Algérie a expulsé deux agents de la DGSI française munis de passeports diplomatiques, les accusant de ne pas avoir respecté les procédures prévues par la Convention de Vienne. Cette décision s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre Alger et Paris, marqué par des expulsions réciproques de diplomates, la reconnaissance française de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, et plusieurs affaires sensibles, dont l’arrestation d’un écrivain franco-algérien et d’un cadre consulaire. Malgré une tentative d’apaisement fin mars entre Macron et Tebboune, une nouvelle crise consulaire relance les crispations.
Un contexte de tensions diplomatiques accrues
Cette affaire survient dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Paris. En 2024, l’Algérie avait déjà expulsé 12 agents de l’ambassade et des consulats français. La France avait répliqué en renvoyant également 12 diplomates algériens.
Les relations bilatérales se sont particulièrement détériorées à l'été 2024, après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. En réaction, Alger a rappelé son ambassadeur à Paris et le président Abdelmadjid Tebboune a annulé un déplacement prévu en septembre.
Tentatives d’apaisement et nouvelle crise
Cependant, cet élan diplomatique a été rapidement contrarié par l’arrestation à Paris, début avril, d’un cadre consulaire algérien. Ce dernier serait impliqué dans une enquête sur une tentative présumée d’enlèvement de l’opposant algérien connu sous le pseudonyme "Amir DZ". Cette arrestation a suscité une vive réaction d’Alger, qui a exprimé sa protestation officielle auprès de l’ambassadeur de France.









