
La police israélienne a mené une perquisition au domicile de l’élu municipal de Lod Akram Sakalla et arrêté son fils, soupçonné d’avoir peint un drapeau palestinien sur la mairie. L’intervention s’est déroulée avec des agents lourdement armés et le jeune homme a été transféré menotté et les yeux bandés. Les autorités qualifient le geste d’"incitation" ou de "soutien à une organisation terroriste", bien que le drapeau palestinien ne soit pas officiellement interdit par la loi israélienne. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir s’est rendu au commissariat pour soutenir l’opération.
La police israélienne a perquisitionné le domicile familial d’un membre du conseil municipal de Lod, Akram Sakalla, et interpellé violemment son fils, soupçonné d’avoir peint un drapeau palestinien sur la façade de la mairie.
Selon plusieurs sources locales, des agents lourdement armés ont investi la maison familiale lors de l’opération. Le fils de l’élu a été arrêté puis transféré menotté et les yeux bandés vers un commissariat.
Pourtant, la législation israélienne ne classe pas officiellement le drapeau palestinien comme un symbole terroriste. Cette contradiction alimente les critiques d’organisations de défense des droits civiques et de plusieurs responsables politiques arabes en Israël.
Le ministre Itamar Ben-Gvir soutient l’opération policière
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s’est personnellement rendu au commissariat de Lod après l’interpellation.
Figure controversée du gouvernement israélien, Ben-Gvir a affiché son soutien à l’intervention policière. Sa visite a été interprétée par certains observateurs comme un signal politique dans un contexte de fortes tensions autour des symboles palestiniens.
Depuis plusieurs années, l’usage du drapeau palestinien est régulièrement contesté en Israël, notamment lors de manifestations ou d’événements publics. Plusieurs projets de loi ont tenté d’en limiter l’affichage, sans que celui-ci ne soit officiellement interdit par la législation.
Débat autour de la criminalisation des symboles palestiniens
L’arrestation du fils d’Akram Sakalla relance le débat sur la criminalisation de l’expression politique liée à la cause palestinienne.
La ville de Lod, où vit une importante population palestinienne citoyenne d’Israël, a déjà été le théâtre de tensions intercommunautaires ces dernières années.









