Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait part vendredi de sa "vive inquiétude" face à la recrudescence des violences au Soudan du Sud, appelant l’ensemble des parties à une désescalade immédiate.
Dans un communiqué, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont déclaré être
"gravement préoccupés par l’escalade de la violence dans le Jonglei et l’Équatoria oriental, ainsi que dans l’ensemble du pays",
rappelant que
"conformément au droit international, les individus qui ordonnent la commission de crimes de guerre peuvent être tenus pour responsables".
Ils ont
"exhorté fermement toutes les parties à désamorcer les tensions et à mettre immédiatement fin à la reprise des hostilités",
plaidant pour un règlement des différends par
Soulignant que la
"détérioration continue et les violations persistantes de l’accord de paix sapent la stabilité et aggravent les besoins humanitaires",
les membres du Conseil ont estimé que l’escalade actuelle
"exerce une pression supplémentaire sur la capacité de la UNMISS à mettre en œuvre son mandat".
Le Conseil a réaffirmé son
à la mission onusienne, insistant sur le fait qu’
"une coopération constructive et continue entre le gouvernement hôte et l’UNMISS est essentielle pour maintenir la paix et la stabilité, faciliter un accès humanitaire sûr et rapide, et assurer la protection des civils".
Les membres ont également
"pris note des développements récents concernant la mise en conformité avec les plans de contingence de l’UNMISS, notamment l’achèvement imminent du processus de rapatriement",
appelant les autorités sud-soudanaises à poursuivre une
avec l’ONU afin de finaliser ces procédures.
Ils ont exhorté le gouvernement du Soudan du Sud à
"lever les obstacles restants aux opérations de l’UNMISS, éviter des coûts supplémentaires et faciliter la mise en œuvre de son mandat, conformément aux engagements pris dans le cadre de l’Accord sur le statut des forces (SOFA)".
Le Conseil a par ailleurs exprimé ses
face aux demandes de fermeture de bases stratégiques à Wau et Bentiu, avertissant qu’une telle décision "
représenterait une menace sérieuse pour l’UNMISS et la UNISFA, affaiblissant leur capacité à remplir leurs mandats, notamment la protection des civils et la facilitation de l’acheminement de l’aide".
Réaffirmant leur engagement en faveur du "
processus de paix au Soudan du Sud"
et leur volonté de travailler
"en partenariat avec le gouvernement de transition pour parvenir à une paix et une stabilité durables dans la région",
les membres ont appelé les dirigeants du pays à
"s’engager dans un dialogue interpartis sincère sur d’éventuelles modifications de l’accord de paix de 2018, dans le cadre d’un processus inclusif et transparent".
Plus jeune État du monde, le Soudan du Sud a accédé à l’indépendance en juillet 2011, avant de sombrer dans la guerre civile en décembre 2013, après la destitution du vice-président d’alors, Riek Machar, par le président Salva Kiir Mayardit, qui l’accusait de tentative de coup d’État.
Malgré l’accord de paix de 2018 et la formation d’un gouvernement de transition d’unité nationale, les affrontements et les tensions politiques persistent.
Les combats entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) et l’aile armée de l’opposition, l'Armée populaire de libération du Soudan – Opposition (SPLA-IO), dirigée par Oyet Nathaniel, se sont intensifiés depuis décembre dans le nord du Jonglei.
Les tensions se sont encore accrues en 2025, mettant en lumière de profondes divisions au sein du gouvernement de transition issu de l’accord de 2018.
Les premiers affrontements ont été signalés en janvier dans l’État de l’Équatoria occidental, avant de s’étendre vers le nord.
Le premier vice-président Machar est placé en résidence surveillée depuis mars 2025 et fait désormais face à un procès.
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