
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio lève le pouce alors qu'il quitte l'aéroport de Bratislava, en Slovaquie, le 15 février 2026.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé samedi que la communication entre États est indispensable pour faire face aux défis mondiaux, tout en rejetant les accusations de rupture dans les relations entre les États-Unis et l’Europe.
S’exprimant auprès de Bloomberg, Rubio a souligné que la diplomatie et l’engagement entre pays ne doivent pas être perçus comme des concessions, mais comme des outils nécessaires pour prévenir les conflits et traiter les problèmes communs dans un ordre mondial en pleine évolution.
Ses déclarations faisaient suite à une question sur les échanges entre dirigeants européens et la Chine. À cet égard, Rubio a jugé
"normal"
que les grandes puissances maintiennent un dialogue, estimant que les contacts entre États ne sont pas incompatibles avec la coopération entre alliés face aux intérêts et menaces communs.
"Nous nous attendons à ce que les États interagissent entre eux. En fin de compte, ils agissent dans leur intérêt national. Cela n’exclut en rien notre volonté de travailler ensemble sur des enjeux et des menaces que nous partageons. Se rendre à Pékin ou rencontrer des responsables chinois ne va pas à l’encontre de cela",
a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie américaine a également estimé qu’il serait
"irresponsable"
pour les grandes puissances de ne pas entretenir de relations et de ne pas dialoguer, afin d’
"éviter autant que possible des conflits inutiles".
Il a reconnu que des désaccords subsisteront, mais a insisté sur la nécessité de coopérer là où cela est possible.
Abordant plus largement les relations transatlantiques, Rubio a rejeté toute idée de rupture, mettant en avant la poursuite de la coopération militaire, du partage de renseignements et des échanges économiques, notamment à travers la présence de forces américaines en Europe dans le cadre des engagements au sein de OTAN.
Selon lui, l’alliance entre les États-Unis et l’Europe traverse une phase de
"réajustement"
afin de refléter les nouvelles réalités géopolitiques. Les partenariats doivent, a-t-il estimé, s’adapter aux défis du XXIe siècle tout en restant ancrés dans des liens historiques et civilisationnels communs.
"Cette alliance doit évoluer, parce que le monde a changé. Elle doit porter sur des enjeux différents de ceux du passé, car les défis du XXIe siècle ne sont plus ceux du XXe. Le monde a changé, et l’alliance doit changer",
a insisté Rubio.
Il a enfin souligné que l’essentiel est de « se rappeler pourquoi cette alliance existe ». Plus qu’un simple arrangement militaire ou commercial, elle repose, selon lui, sur des
"valeurs civilisationnelles communes"
qui constituent le socle du partenariat.
"Nous sommes tous héritiers d’une civilisation commune dont nous devons être fiers. Ce n’est qu’en reconnaissant cela comme le cœur de notre alliance que nous pourrons en renforcer les mécanismes. Alors, tout ce que nous faisons ensemble prendra davantage de sens",
a-t-il conclu.
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