
Le Premier ministre chinois Li Qiang a entamé lundi son premier déplacement à l'étranger en Allemagne, partenaire de plus en plus critique de Pékin, avant une visite officielle en France.
Le dirigeant chinois a été reçu en début de matinée par le président allemand Frank-Walter Steinmeier.
L'essentiel des consultations gouvernementales sino-allemandes avec l'équipe du chancelier Olaf Scholz se déroulera mardi.
Li Qiang, nommé en mars, enchaînera avec une visite officielle en France où il assistera au Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui a pour objectif de réformer l'architecture de la finance mondiale afin de mieux répondre aux défis du réchauffement climatique.
Ce dialogue avec Paris et Berlin intervient alors que les relations entre Pékin et Washington sont particulièrement tendues. Le secrétaire d'Etat Antony Blinken est depuis dimanche en Chine pour tenter d'amorcer un dégel diplomatique.
Force hostile
Le déplacement en Allemagne du Premier ministre chinois s'annonce plus mouvementé qu'en France, après la publication le 14 juin par Berlin d'un document qui décrit la Chine comme une force hostile.
Premier partenaire commercial de l'Allemagne et marché vital pour son puissant secteur automobile, la Chine a longtemps été ménagée par Berlin. Sous les mandats d'Angela Merkel, jusque fin 2021, ce format de consultations sino-allemandes était régulier et tourné vers la coopération économique.
La pandémie de Covid-19 et la perturbation des échanges internationaux qu'elle a entraînée a aussi ouvert les yeux des Allemands sur la trop grande dépendance à la Chine. Le mot d'ordre est désormais à la diversification des partenariats économiques.
Redresser l'économie
Enfin, l'absence de condamnation par Xi Jinping de l'invasion russe de l'Ukraine a fini de creuser le fossé entre la Chine et l'Europe occidentale, l'Allemagne en particulier.
Les difficultés rencontrées par l'économie chinoise, qui peine à surmonter l'après-Covid, motivent toutefois la visite en Allemagne de Li Qiang, Premier ministre et à ce titre personnalité moins politique que le président.
Lan Johnson, spécialiste de la Chine au sein du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations, a expliqué à l'AFP:
Li Qiang est le tsar de l'économie de Xi et il est chargé de redresser l'économie, qui est en difficulté.









