La secrétaire de l’Énergie des Philippines, Sharon Garin.
Les Philippines attendent une réponse des États-Unis concernant leur demande d’augmentation des importations de pétrole russe, a indiqué mardi une haute responsable, alors que le pays reste confronté à une situation d’urgence énergétique.
"Nous avons communiqué avec le ministère des Affaires étrangères pour obtenir une nouvelle fenêtre ou une prolongation de la levée de l’embargo"
, a déclaré la secrétaire à l’Énergie, Sharon Garin, devant des journalistes à Manille.
Selon elle, la demande a été officiellement transmise à Washington et les autorités philippines attendent désormais une réponse.
"Nous sommes très optimistes"
, a-t-elle ajouté.
Dans le contexte de la guerre avec l’Iran, les États-Unis ont accordé une dérogation de 30 jours permettant les achats internationaux de pétrole russe, malgré les sanctions imposées par Washington et ses alliés occidentaux en raison du conflit en Ukraine.
Les Philippines, premier pays au monde à avoir décrété un état d’urgence énergétique face aux pénuries de pétrole liées au conflit américano-israélien contre l’Iran, cherchent à sécuriser leurs approvisionnements.
Le 8 avril, un cessez-le-feu de deux semaines a été instauré, mettant temporairement un terme aux hostilités. Toutefois, les tensions persistantes continuent d’affecter les marchés énergétiques mondiaux.
Le mois dernier, Manille a importé 2,48 millions de barils de brut russe. Le pays dépend fortement du Moyen-Orient pour ses besoins énergétiques, avec près de 90 % de ses importations de pétrole provenant de cette région. En 2024, la facture pétrolière des Philippines a atteint 16 milliards de dollars.
Cette dépendance structurelle pousse les autorités à diversifier leurs sources d’approvisionnement, dans un contexte international marqué par l’instabilité géopolitique et les perturbations des flux énergétiques.
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