
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré samedi que les attaques contre les installations d’enrichissement d’uranium iraniennes constituent une violation du droit international et risquent de provoquer une catastrophe majeure au Moyen-Orient.
Dans un communiqué, Zakharova a condamné ce qu’elle a qualifié de frappes massives des États-Unis et d’Israël sur les infrastructures militaires, civiles et nucléaires iraniennes, les accusant de négliger les victimes civiles ainsi que les conséquences radiologiques et environnementales potentielles.
Elle a précisé que l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, qui fonctionne sous la supervision de l’AIEA, a été de nouveau visée samedi matin, malgré les déclarations antérieures affirmant que le programme nucléaire iranien avait été détruit par les frappes aériennes américaines l’an dernier.
Elle a appelé la communauté internationale, y compris les dirigeants de l’ONU et de l’AIEA, à fournir « une évaluation objective et sans compromis de ces actions irresponsables ».
Plus tôt, l’Iran avait annoncé que son complexe nucléaire d’enrichissement de Natanz avait de nouveau été visé lors d’une attaque américano-israélienne samedi matin, selon un communiqué repris par l’agence semi-officielle Tasnim.
Le site nucléaire de Natanz avait déjà été ciblé lors d’une attaque américano-israélienne le 2 mars.
Cette installation faisait partie des trois sites visés par des frappes américaines en juin dernier, dans le cadre du conflit avec l’Iran, aux côtés de Fordow et d’Ispahan.
Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran avaient commencé le 28 février, avec des représailles de Téhéran sous forme de frappes répétées de drones et de missiles visant Israël et les pays du Golfe hébergeant des installations militaires américaines.

















