
L’État du Sud-Ouest de la Somalie a annoncé mardi la suspension de sa coopération et de ses relations avec le gouvernement fédéral basé à Mogadiscio, accusant ce dernier d’ingérence dans ses affaires internes.
Dans un communiqué, les autorités régionales ont affirmé que le gouvernement central tentait de déstabiliser l’administration locale en armant des milices visant à renverser le président de l’État, Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen.
Selon des médias locaux, les vols intérieurs entre la capitale Mogadiscio et Baidoa, capitale administrative de l’État du Sud-Ouest, ont été suspendus mardi en raison des tensions politiques.
Manque de consensus
Plus tôt ce mois-ci, les deux chambres du Parlement somalien ont approuvé une révision de la Constitution nationale, suscitant de vives critiques de la part de figures de l’opposition ainsi que de deux administrations régionales, le Jubaland et le Puntland, en désaccord avec le pouvoir central depuis plusieurs années.
Des responsables politiques et certains parlementaires estiment que ces réformes manquent de consensus, soulevant des inquiétudes quant à la stabilité politique du pays.
La nouvelle Constitution renforce en outre les prérogatives du pouvoir fédéral, notamment en matière de politique étrangère, en interdisant aux États membres de conclure des accords internationaux de manière indépendante.











