L'État du Sud-Ouest de la Somalie rompt ses liens avec le gouvernement central

La rédaction avec
10:0418/03/2026, mercredi
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Les autorités de l'État du Sud-Ouest ont annoncé la suspension totale de leur coopération avec le gouvernement fédéral somalien, le 17 mars 2026.
Crédit Photo : @CirkaNews / X
Les autorités de l'État du Sud-Ouest ont annoncé la suspension totale de leur coopération avec le gouvernement fédéral somalien, le 17 mars 2026.

L’État du Sud-Ouest de la Somalie a annoncé mardi la suspension de sa coopération et de ses relations avec le gouvernement fédéral basé à Mogadiscio, accusant ce dernier d’ingérence dans ses affaires internes.

Dans un communiqué, les autorités régionales ont affirmé que le gouvernement central tentait de déstabiliser l’administration locale en armant des milices visant à renverser le président de l’État, Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen.

"L’État du Sud-Ouest déclare au peuple somalien (…) que tant qu’un gouvernement fédéral respectant le système fédéral, les principes de coexistence entre les Somaliens et l’autonomie des États membres ne sera pas établi, il met fin à ses relations avec le gouvernement fédéral en raison de son ingérence flagrante"
, indique le texte.
Cette décision intervient dans un contexte de blocage politique persistant, alors que le pays traverse une phase de transition marquée par l’adoption de réformes constitutionnelles mettant fin à plusieurs décennies de régime transitoire.

Selon des médias locaux, les vols intérieurs entre la capitale Mogadiscio et Baidoa, capitale administrative de l’État du Sud-Ouest, ont été suspendus mardi en raison des tensions politiques.

Manque de consensus

Plus tôt ce mois-ci, les deux chambres du Parlement somalien ont approuvé une révision de la Constitution nationale, suscitant de vives critiques de la part de figures de l’opposition ainsi que de deux administrations régionales, le Jubaland et le Puntland, en désaccord avec le pouvoir central depuis plusieurs années.

Des responsables politiques et certains parlementaires estiment que ces réformes manquent de consensus, soulevant des inquiétudes quant à la stabilité politique du pays.

Les amendements introduisent un passage d’un système parlementaire à un système présidentiel, permettant l’élection directe du président et des parlementaires par les citoyens, en remplacement du système indirect fondé sur les clans. La durée des mandats présidentiel et parlementaire a également été portée de quatre à cinq ans.

La nouvelle Constitution renforce en outre les prérogatives du pouvoir fédéral, notamment en matière de politique étrangère, en interdisant aux États membres de conclure des accords internationaux de manière indépendante.


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