
Un second navire appartenant à un armateur turc a franchi le détroit d’Ormuz, a annoncé samedi le ministre des Transports de La Türkiye, Abdulkadir Uraloğlu, dans un contexte de fortes tensions régionales ayant perturbé le trafic maritime dans cette zone stratégique.
Lors d’une intervention sur la chaîne CNN Türk, le ministre a indiqué qu’au moment du déclenchement du conflit au Moyen-Orient, quinze navires liés à des armateurs turcs se trouvaient dans la région.
Des passages encadrés dans un contexte de crise
Selon Abdulkadir Uraloğlu, deux de ces navires ont pu traverser le détroit, sans que la date du second passage ne soit précisée. Il a expliqué que ces traversées ont été rendues possibles grâce aux initiatives diplomatiques menées par Ankara, ainsi qu’à la nature des opérations commerciales de ces navires.
Certains d’entre eux utilisaient en effet des ports iraniens ou transportaient des marchandises en provenance ou à destination de l’Iran, facilitant leur autorisation de passage.
Par ailleurs, le ministre a précisé que seuls neuf navires sur les quinze initialement bloqués avaient formulé une demande de traversée. Quatre n’ont pas souhaité quitter la zone, dont deux navires liés à la production d’énergie stationnés sur place, tandis que deux autres attendent une amélioration de la situation sécuritaire.
Un détroit stratégique sous tension
Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures, reliant le golfe Persique aux marchés internationaux. Sa perturbation a des répercussions directes sur les flux énergétiques mondiaux.
Dans ce contexte, certains navires étrangers ont récemment repris la navigation dans la zone. Jeudi, un porte-conteneur du groupe français CMA CGM ainsi qu’un méthanier japonais ont traversé le détroit, marquant les premiers passages depuis sa quasi-fermeture.
Les autorités turques poursuivent leurs efforts de coordination, notamment avec le ministère des Affaires étrangères, afin de permettre le passage sécurisé des navires encore immobilisés dans la région.









