Des activistes sud-coréens rentrent après l’arraisonnement d’une flottille pour Gaza

La rédaction avec
13:5322/05/2026, Cuma
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Les deux activistes sud-coréens, Kim Ah-hyun et Kim Dong-hyeon sont rentrés dans leur pays vendredi après avoir été libérés par Israël à la suite de l’interception d’une flottille humanitaire à destination de Gaza en eaux internationales, une opération qui a ravivé les tensions diplomatiques et politiques entre Séoul et Tel-Aviv.
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Les deux activistes sud-coréens, Kim Ah-hyun et Kim Dong-hyeon sont rentrés dans leur pays vendredi après avoir été libérés par Israël à la suite de l’interception d’une flottille humanitaire à destination de Gaza en eaux internationales, une opération qui a ravivé les tensions diplomatiques et politiques entre Séoul et Tel-Aviv.

Deux activistes sud-coréens sont rentrés dans leur pays vendredi après avoir été libérés par Israël à la suite de l’interception d’une flottille humanitaire à destination de Gaza en eaux internationales, une opération qui a ravivé les tensions diplomatiques et politiques entre Séoul et Tel-Aviv.

Kim Ah-hyun et Kim Dong-hyeon faisaient partie d’environ 430 militants internationaux tentant d’acheminer de la nourriture, des médicaments et des fournitures humanitaires vers la bande de Gaza, malgré le blocus israélien en cours, selon The Korea Herald.


Les activistes, originaires notamment d’Espagne, d’Irlande, de Türkiye, de France et d’Indonésie, ont été arrêtés après la saisie de plusieurs navires par les forces israéliennes avant qu’ils ne puissent atteindre Gaza.

Kim Ah-hyun se trouvait à bord du navire Lina Al Nabulsi, intercepté mardi, tandis que Kim Dong-hyeon voyageait sur le Kyriakos X, saisi un jour plus tôt. Tous deux ont été libérés jeudi depuis un centre de détention dans le sud d’Israël.


À leur arrivée en Corée du Sud, Kim Ah-hyun a accusé les forces israéliennes de les avoir
"enlevés illégalement"
et agressés lors de l’opération.

Elle a affirmé avoir subi des blessures à l’oreille gauche après avoir été frappée par des agents israéliens et souffrir désormais de troubles de l’audition. Malgré ces événements, elle a déclaré vouloir continuer à participer à des missions humanitaires vers Gaza, selon The Korea Herald.

L’affaire a rapidement alimenté le débat politique en Corée du Sud après que le président Lee Jae Myung a publiquement condamné les actions israéliennes et mis en doute leur légalité au regard du droit international.


Lors d’une réunion du cabinet mercredi, Lee a demandé aux autorités d’examiner la possibilité d’émettre un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en lien avec l’interception des navires transportant des citoyens sud-coréens.

Faisant référence à la procédure de la Cour pénale internationale concernant des accusations de crimes de guerre visant Netanyahu, Lee a estimé que
"de nombreux pays européens"
avaient déjà engagé des démarches juridiques et suggéré que Séoul devrait envisager des mesures similaires.

"Il existe des normes internationales minimales, et Israël les viole toutes"
, a déclaré Lee, selon les médias locaux.

Il a également remis en question la légalité de la saisie de navires opérant en dehors des eaux territoriales israéliennes, demandant aux autorités si la flottille avait franchi une quelconque frontière maritime internationalement reconnue.



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