
Dans un atelier animé d’une université kényane, un robot compact monté sur des roues jaune vif roule sur le sol carrelé, s’arrête, oriente sa tête bardée de capteurs et recalcule son itinéraire.
Pour de nombreux aspirants ingénieurs, notamment ceux issus de familles incapables de s’offrir ce type d’équipement, le laboratoire Cezeri représente le premier lieu où des idées abstraites prennent une forme concrète.
Le Cezeri Lab est une initiative technologique et d’innovation soutenue par l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA). Elle vise à développer des compétences pratiques en robotique, programmation, intelligence artificielle et ingénierie appliquée auprès des jeunes. Baptisé en hommage à l’inventeur du XIIe siècle Al-Jazari, le programme met l’accent sur l’apprentissage par la pratique, à l’aide de kits robotiques, d’imprimantes 3D et de plateformes de codage.
Robotique, automatisation et développement logiciel
Au Kenya, le Cezeri Lab a été inauguré à l’université Jomo Kenyatta d’agriculture et de technologie (JKUAT), offrant aux étudiants une exposition pratique à la robotique, à l’automatisation et au développement logiciel, en complément de leurs enseignements académiques.
Un espace vivant et interdisciplinaire
Les découpeuses laser sculptent des engrenages et des structures avec précision, tandis que les étudiants passent d’un poste à l’autre, animés par la curiosité et l’urgence de concrétiser leurs idées.
Selon Ken Iloka, enseignant au département de génie électrique et électronique, ce partenariat va bien au-delà de la simple fourniture d’équipements.
Pour de nombreux étudiants ayant grandi sans accès aux technologies numériques, le Cezeri Lab est devenu un lien essentiel entre l’imagination et l’opportunité. Au milieu du bourdonnement des machines, des capteurs clignotants et d’une collaboration permanente, la nouvelle génération d’ingénieurs kényans apprend non seulement la théorie, mais aussi l’art de construire des solutions de ses propres mains.













