
Plus de 80 installations énergétiques au Moyen-Orient ont été endommagées depuis le début de la guerre en Iran le 28 février, dont plus d’un tiers sont classées comme sévèrement ou très sévèrement touchées, a déclaré lundi le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
S’exprimant lors d’un événement de l’Atlantic Council à Washington, Fatih Birol a déclaré que l’ampleur des destructions touchant les champs pétrolifères, les raffineries, les terminaux et autres infrastructures signifie que le rétablissement de l’approvisionnement prendra du temps, même si le conflit devait prendre fin immédiatement.
S’agissant des mesures d’intervention d’urgence, Fatih Birol a rappelé que l’AIE avait déjà coordonné en mars le déblocage record de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques, qualifiant cette opération de plus vaste et plus rapide de l’histoire de l’agence.
Il a dit espérer qu’un nouveau recours aux réserves pétrolières d’urgence ne serait pas nécessaire, tout en soulignant que l’agence se tient prête à agir si les conditions du marché venaient à se détériorer.
Outre le pétrole et le gaz, il a prévenu que le conflit perturbe les flux d’engrais, de produits pétrochimiques, d’hélium et d’autres matières premières cruciales, indispensables aux chaînes d’approvisionnement mondiales.









