
L’"affaire des barbouzeries" autour du Paris Saint-Germain (PSG), vaste dossier judiciaire mêlant responsables politiques, lobbyistes et hauts fonctionnaires, met en lumière les relations de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, avec deux lobbyistes, selon une enquête publiée par Le Monde.
À ce stade de la procédure, Mme Dati n’est pas poursuivie dans ce dossier précis et conteste l’ensemble des accusations la concernant.
Selon les éléments de l’enquête judiciaire consultés par le journal, Rachida Dati serait intervenue à plusieurs reprises, entre 2018 et 2021, pour soutenir des demandes de titres de séjour en faveur de proches et de relations de M. Benabderrahmane, dont un investisseur algérien.
Documents administratifs falsifiés
Auditionnée également, l’assistante historique de Dati à la mairie du 7ᵉ arrondissement de Paris a reconnu être intervenue, en 2018, auprès du cabinet du préfet de police pour un dossier de titre de séjour, à la demande de l’élue. Les enquêteurs estiment que Benabderrahmane s’appuyait sur un réseau incluant un policier, lui aussi poursuivi dans ce volet de l’enquête.
Des fonds en provenance du Qatar
Parallèlement, une information judiciaire distincte a été ouverte afin de faire la lumière sur le rôle de Dati dans la libération de Tayeb Benabderrahmane, détenu plusieurs mois au Qatar en 2020. Dans ce cadre, la mairie du 7ᵉ arrondissement de Paris a été perquisitionnée en 2023.
L’enquête mentionne également des échanges entre Dati et un second lobbyiste, Jean-Pierre Duthion, mis en examen dans d’autres procédures judiciaires. Celui-ci aurait été sollicité, selon plusieurs témoignages concordants recueillis par les enquêteurs, pour conseiller une stratégie de communication de crise face aux révélations médiatiques. Là encore, la ministre nie toute relation avec cet interlocuteur.











